‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 470 sur 922 · Imbert, Arnauld-Roger · texte numérisé non relu

Imbert, Arnauld-Roger

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Alfaro suivi de tous les conjurés. « Eh bien, estce fait? demandent les deux écuyers. — C'est fait, répond Alfaro I Maintenant vous pouvez vous retirer, et bon voyage I » Arnauld-Roger et son neveu, Guiraud de Rabat, crient de la porte orientale aux palefreniers restés sous les arbres de la fontaine : « Ghabert, Ramon Fort, amenez nos chevaux de combat! » P]t ils retournent au bois d'Antioche. Pierre-Roger les attendait dans ce manoir désert avec ses écuyers Acermat et Alzeu de Massabrac. Il apprend leur retour par le pas bruyant de leurs chevaux et leurs vociférations lointaines dans les ténèbres. Ils criaient : Dites à Ramon de Péreille et à Pierre-Roger de Mirepois de venir au sermon du frère Arnauld. C'est ainsi que le héraut de l'inquisition sommait les suspects de comparaître devant le terrible tribunal. Les villages du Lauragais ne seront plus eif rayés de son cri lugubre ni du son funèbre de son cor. Ils arrivent, ils étalent aux yeux de leur chef les dépouilles des victimes, leurs frocs, leurs scapulaires, leurs livres de prières et de procédures, leurs registres de proscription, de confiscation et de mort, et tachés de leur sang*. Ils se sont partagé le trésor de l'inquisition : cet argent extorqué revenait de droit aux faidits. Imbert de Salles a eu pour sa part dix deniers, et une boîte de gingembre. Guilhem de Plagne se pavane sur le cheval noir de Ramon de Costiran. C'est le salaire qu'il a reçu d'Alfaro pour son message de Montségur. Pierre-Roger écoutait d'un

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