‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 494 sur 922 · Hiit, du Lang., t. VI, liv. XXV, ch · texte numérisé non relu

Hiit, du Lang., t. VI, liv. XXV, ch

2. Percin : Martyr. Avinion., ch. xui. - Raynaîd, an 1243 — Reg, derinq. de Toulouse.

adjoignit à ce chef laïque deux prélats belliqueux, l'archevêque de Narbonne et Tévêque d'Albi. Voilà pourquoi les milices de Toulouse avaient abandonné leur camp du Thabor. Leur descente imprévue n'était ni une victoire ni une délivrance pour Montségur. C'était au contraire une menace et le signal d'une guerre à mort. Le pape et le roi prirent-ils cette résolution à l'insu et pendant l'absence du comte de Toulouse? Où Ramoas'exilat-il tristement pour ne pas voir périr les héros de l'indépendance du Midi? Nous l'ignorons, mais l'une et l'autre supposition est favorable à ce prince infortuné. Quoi qu'il en soit, Ramon s'éloigna, cet automne ; il se rendit en Italie. Il devait^ avoir une entrevue avec l'empereur. Il voulait sans doute aussi saluer le nouveau pape. 11 espérait probablement que le génois Innocent IV lui serait plus propice que le romain Grégoire IX. Mais tous les papes, une foissurle siège de Rome, sont Romains. Ramon partit laissant pour son lieutenant et régent de ses États menacés, son frère Bertrand, vicomte deBruniquel. Bertrand s'établit à Toulouse, termina l'affaire de Saverdun avec le comte de Foix, et mourut à peine âgé de quarante ans, pendant l'hiver, laissant deux enfants orphelins à sa veuve Gomtoresse de Rabastens *. Sa mort fut une perte pour Toulouse, en l'absence du comte, pour Penne et pour Montségur. Ghaque catastrophe de la patrie se résume en un grand trépas. La paix de Paris tua Ermessinde de Foix, l'héroïne de Castelbon. La défaite

Page 1