‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 506 sur 922 · Doat, XXIV. Dép. d'Imberl de Snlas {U juin · texte numérisé non relu

Doat, XXIV. Dép. d'Imberl de Snlas {U juin

nous nous moquerons du roi de France et de TÉglise romaine. »

Toutefois la lutte ne recommença qu'en février. Janvier avait gelé les deux camps. L'hiver chassa les catholiques de l'aire de l'ouest. Ils descendirent dans le village, et se blottirent dans les grottes, et dans les cabanes groupées au bord de l'Ers. La tour mobile s'arrêta sur sa berge comme un navire échoué dans les neiges, et Montségur disparut sur sa cime dans un tourbillon de frimas. Les chefs cathares, colimaçonnés dans leur carapace de granit, délibéraient paisiblement sous cet ouragan. Février ramena le printemps et les combats. Le sénéchal et les chefs croisés revinrent du concile de Narbonne. Ils remontèrent sur le Tliabor avec révêque d'Albi et le primat de Septimanie. Durand, évêque d'Albi, était un constructeur, un organisateur puissant. Il avait créé dans l'Albigeois une milice catholique à la tête de laquelle il avait sans doute attaqué les camps des faidits de Penne et de Nore. Puis il avait construit la tour roulante de Montségur et se chargeait de lui faire escalader la montagne jusqu'à ce que la forteresse de bois pût étreindre corps à corps la forteresse de pierre.

Le primat Pierre-Amiel, guerrier sans doute moins savant, était un plus fougueux batailleur. Le chapitre de Narbonne avait jugé l'étrange prélat *. En discorde avec son église, ainsi qu'avec tout le monde, il venait d'être semonce comme prodigue, incapable, vindicatif, débauché et scandaleux, Effecti-

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