‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 510 sur 922 · LIVRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIÈME

Guilbem de l'Ile succomba : le jeune chevalier expira entre les mains de l'évêque Bertran, de sa mère et de sa sœur, diaconesses; et leur dernier baiser fut pour lui le sceau du salut et le commencement de la paix du ciel. Il menait, sous le harnais, la vie des saints du Paraclet: Quelques jours auparavant , il était entré dans la classe des parfaits. Il s'était fait initier avec Guilhem de Narbonne, Pons de Narbonne et sa femme Arsendis, Ramon de Marsillan, Pierre Robert, N. deBrasillac, Ramon de Belvis, Arnauld Domerc et son épouse Bruna, Rouch qui venait de Crémone, Arnaud Téouli, Ramon de Tornabouïs, Guilhem d'Arnier, Guilhem dél Pech, Guilhelma Aicarda, Ermengarda d'Ussat, et Gorba de Perelle, dame de Montségur. Ils rendirent ce solennel hommage à leur foi, dans le danger suprême, ne voulant pas survivre à la prise de la forteresse cathare et à la ruine de la patrie romane*.

Les évêques déposent le jeune chevalier dans sou tombeau, et ses compagnons remontent à leurs postes de combat et de trépas. Plusieurs succombent encore dans ces derniers jours. Une nuit, arrive Escot de Belcaïré du pays de Sault, comme un suprêrrie espoir. Escot est chargé d'une mission secrète ; il en confère avec les chefs, et repart avant la clarté de l'aube. La nuit suivante, il annoncera l'approche d'un secours par des signaux de feu; La nuit, après le combat du jour, arrive enfin le repos. Mais Pierre-Roger ne dort pas : inquiet et l'œil ar-

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