‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 560 sur 922 · Du Mège, ïïiit. de Toul, t. IV, p · texte numérisé non relu

Du Mège, ïïiit. de Toul, t. IV, p

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M LES ALBIGEOIS ET L*L\QUISITIOI>l

robe à l'ombre d'Alfaro. Il fut poursuivi comme complice, saisi enfin dans les bois, conduit enchaîné dans Toulouse, et jugé à la Maison-Commune {14 février VUo.) Il était un de ces évêques guerriers institués, pour la défense du Paraclet, au synode de Montségur. Alaman ne fut pourtant pas considéré comme évêque; il ne fut pas condamné au biicher, mais à Timmuration perpétuelle dans les prisons de Saint-Étienne. Ce jugement fut rendu par Guilhem Isarn, prieur des dominicains, assisté des frères Pierre Aribert, Ramon de Paonac et Joan de Saint^Gaudens. Le comte de Toulouse était présent à la condamnation d'Alaman. Ramon VII ne put sauver son serviteur ; on craignit qu'il ne laissât échapper son fidèle chevalier. Alaman ne fut point immuré dans la prison du comte, mais dans celle de Tévèque, rerais à la garde de Ramon du Falgar, évèque de Toulouse, et, pour que son supplice fût sans espoir, enseveli vivant dans les basses-fosses de l'év^ché contigu à la cathédrale*. La noble et patriotique maison des Roaix fut cruellement décimée avant et après la condamnation d'Alaman. L'année suivante (4 des ides de mai 1246), sa femme Joana, plus fervente encore, et qui l'avait, dit-on, entraîné au catharisme, fut immurée à perpétuité. Elle trouva dans sa réclusion Pierre, Bei tran et Aicélina de Roaix, condamnés à la même mort vivante; ces deux derniers avaient déjà passé huit ans dans leur tombeau. Cinq Roaix gisaient dans les prisons domini-

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