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36 LES ALBIGEOIS ET L'LNQUlblTION
riac, gagnant la vallée de l'Ariége, ils s'enfuirent à Castel Verdun dans le haut comté de Foix. Puis, ils s'enfermèrent vaillamment dans Monlségur assiégé. Après la chute de la forteresse sainte, ces nobles fiiidits vécurent encore douze ans dans les forêts, probablement auprès de Loup de Foix. Ce n'est qu'en 1258 que Bertran fut pris et jugé. Devant le tribunal, il ne compromet jamais seshcMes. A Castel-Verdun, dit-il, nous fûmes recueillis par un grand jeune hommt maigre et sec qui sarait que nous étions proscrits pour le meurtre des frères. Ils étaient hébergés comme des vengeurs et des libérateurs. Bertran, chef d'une bande patriotique, donne un pieux souvenir à chacun de ses compagnons disparus. Golairan est incarcéré; Ouilhem Faure, Ramon de Na Rica, et Ramon de Balaguer ont été pendus; Gaillard Othon, Berseja, Pierre Vielh et Jordanet du Mas, ont péri dans les combat^^. Le redoutable proscrit termina sans doute sa longue épopée d'aventures et de brigandages chevaleresques, aux gibets d'Avignonet *.
Le Mas-Saintcs-Puelles était la ville des Saint- Andréo Cap-de-Porc. C'était une race de légistes, d' évoques et do chevaliers, les Arnauld du xiii» siècle. Le patriarche de cette tribu , Gui , le vieil avocat du comte Ramon VI et de la patrie romane, devant les conciles, était mort à Montségur. Six Cap-de-Por:^ avaient péri : trois sur le bûcher; trois en défendant la Roche-Sainte; d'autres encore ont disparu mystérieusement. L'inquisition vint récla-