‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 61 sur 922 · Math. Paris, an · texte numérisé non relu

Math. Paris, an

2, Math. Paris, an. 1226.

la tente du cardinal. Vous allez périr, leur dit-il • ce qui échappera à la faim mourra par l'épée des croisés ; un seul moyen vous reste de sauver votre vie, vos maisons, vos libertés : rendez votre cité — Nous ne rendrons jamais la ville au roi, répondirent les citoyens : nous connaissons trop l'orgueil et la dureté de la France. - Fiez-vous à moi, répliqua l'astucieux Italien : je suis votre naturel médiateur auprès du roi. C'est moi qui ai fait traîner le siège en longueur. On a fait sur votre foi un rapport désavantageux au pape. Laissez-moi donc entrer dans la ville avec les prélats : j'informerai sur le cas d'hérésie, et lèverai l'excommunication. Je ne veux que votre salut. — Le légat redoubla de pieuses tendresses qu'il accompagna des serments les plus solennels. Les consuls yconsententles portes s'ouvrent devant les évêques; les soldats entrent pêle-mêle avec la garde ecclésiastique, et s emparent par trahison de l'invincible cité qu'ils livrent au roi. Le légat et le roi abandonnent la viJle au pillage, emprisonnent les citoyens, détruisent les maisons crénelées, abattent les murailles et les forteresses, mettent à mort leurs défenseurs ces forteresses vivantes, et probablement aussi leurs héroïques chefs, Rial et Avignon, dont le martyre se confond avec le martyre de leur patrie. Ils ne saiTêtèrent que par crainte de l'empereur Frédéric^ qui, déjà fort irrité de cette attaque, dut être en effet furieux de cette félonie et de ce massacré a une ville impériale '.

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