‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 62 sur 922 · GuU. de Puil · texte numérisé non relu

GuU. de Puil

Ainsi succomba l'héroïque cité d'Avignon ; par la perfidie romaine, et non parles armes françaises. Elle résista trois mois à cent mille hommes. Vingt mille hommes périrent sous ses murs, par le fer, par l'épidémie, par le fleuve. Quelques jours de plus, et l'ost tout entier était détruit par les eaux. La Durance, enflée par les pluies d'automne, déborda, inonda le camp français, et le Rhône eût roulé, dans son écume, à la mer, son tombeau, toute la chevalerie de France.

AVIGNON PRIS, LOUIS TIII PASSB LE RHÔîŒ, SOUMET NÎMES, BÉZIERS, NAR- BONNE^ CARCASSONNE, RÉORGANISE LA CONQUÊTE DANS LE CASTELLAR DE PAMIERS, REVIENT EN FRANCE A TRAVERS l'aLBIGEOIS ET LE ROUERGOE» ET MEURT A MONTPENSIER EN AUVERGNE.

Avignon mulcté et mutilé dans son consulat, son peuple et ses murailles, Louis VIII, pour contenir la cité impériale et républicaine, acquit, sur l'autre rive du Rhône, Saint-André, village monastique qui devint un camp français. Le pont d'Avignon, la joie et l'orgueil du Rhône, le lien poétique des deux Provences qui venaient y chanter leurs ballades, ne sera désormais que le joug de pierre du fleuve humilié, et la chaîne de granit qui reliera la ville conquise à la forteresse capétienne. Cette forteresse, qui s'éleva rapidement sur la rive rocailleuse, est aujourd'hui Villeneuve, dont les ruines

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