‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 620 sur 922 · J. Bapt. de Gavalleriis, Pontîf. Rjm. effigies · texte numérisé non relu

J. Bapt. de Gavalleriis, Pontîf. Rjm. effigies

d'Astoaud , cathares devenus capétiens , ne cessaient, au nom du comte Alphonse, d'attenter aux libertés des Toulousains. Le prince, sur les plaintes des citoyens, députa deux commissaires, le chevalier Philippe d'Aubonne, et Gui Roland, chanoine de Paris. Ils convoquèrent les consuls au Capitole, et les sommèrent de renoncer à leurs libertés comme opposées à la justice et aux droits du comte. Les capitouls répondirent noblement qu'ils n'y pouvaient consentir sans préalablement consulter les citoyens dont ils étaient les mandataires. L'évêque de Toulouse, l'abbé de' Saint-Saturnin, les inquisiteurs, le sénéchal Sicard d'Alaman, et le chevalier Pons d'Astoaud assistèrent à ces comices populaires (3 juin 1255). Les citoyens déclarèrent qu'ils avaient reçu d'excellentes institutions de leurs anciens comtes et qu'ils avaient résolu de n'y rien changer jusqu'au retour de Joana et d'Alphonse. Pons d'Astoaud fut chargé de porter cette réponse aux commissaires et des notables furent députés vers le prince à Paris *. Alphonse fit le renard : il répondit que son intention n'avait point été d'abroger, mais au contraire de conserver les institutions des comtes, ses prédécesseurs ; mais que ces institutions avaient été altérées par les usurpations des citoyens; et qu'entre autres choses il voulait ressaisir son droit d'élire les capitouls. Les consuls de tout temps avaient été d'élection populaire; nous verrons bientôt le comte en réduire le nombre qui sera de plus en plus amoindri et mu-

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