In possessione pacifica comburendi hsereticos. (Olim
m LES ALBIGEOIS ET LINQUISITION
même officiait clandestinement dans sa cathédrale. Les deux Morlana se présentèrent un jour au palais de l'Inquisition; ils essayèrent de se faire livrer les registres, et offrirent cent cinquante livres au greffier, Bernard Agassa. Le scribe, malgré le symbole de son nom si digne de son métier et sans doute aussi de son naturel, résista pourtant à la séduction de cet or. Arnauld, à l'heure de la mort, reçut le consolament de la main de Pages, en présence de son frère l'archidiacre de Saint-Nazaire. Quarante ans après, sur la déposition du loquace et cupide Agassa, l'inquisition fit brûler les os du recteur de Pénautier (1284). Ces deux prêtres catholiques n'étaient pas certainement les seuls qui fussent encore favorables au catharisme qui bien que considérablement amoindri pénétrait jusque dans les monastères. Un soir, le même Pages reçut un messager dans sa grotte. Le diacre et son compagnon suivirent l'inconnu qui, les guidant à travers les bois jusqu'à une porte dérobée, les introduisit dans le monastère de Montolieu, et jusque dans la cellule de l'abbé alors expirant. A Dxou siatz grasitZy soyez bénis de Dieu, s'écria, en les voyant entrer, le vieillard moribond. L'abbé Girauld se rendU à Dieu et à rÊvangile^ et mouiut dans la foi du Paraclet*.
Depuis la chute de Montségur, l'Église albigeoise
1. Doat, t. XXVL Dépositions de B. Agassa (1284), — de Barth. Corda de Pénautier (1285), — de Pierre Corlès de Pénautier (1322), — et de Ramon Marti de Rocaféra.