‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 668 sur 922 · Joinville, Fra Salimbene · texte numérisé non relu

Joinville, Fra Salimbene

errants de la science et de la charité. En passant du catharisme au joachimisme franciscain, Joan d'Oliva ne sortait pas, malgré sa nuance mitigée, de rÉglise de TEsprit, mère des spirituels de Narbonne comme des consolateurs de Montségur, et les uns et les autres enfants du Paraclet. Joan d'Oliva réforma son monastère, et sa doctrine s'étendit rapidement dans la ville et le territoire de Narbonne. Cette réforme mystique secrètement hostile à Rome correspondait aux frémissements d'indépendance des cités provençales et aux luttes féodales et populaires du vicomte , sourdement hostile à Rome et à la France. Ainsi l'olivisme se trouva côte à côte dans Narbonne avec le valdisme, l'un dans la cité , Tautre dans le bourg, ensemble contre l'archevêque. Le bourg s'accommodait mieux du valdisme républicain. Le peuple était léoniste comme son tribun, Ville-Rouge. Garséna de Ville- Rouge fut condamnée comme collectrice et bienfaitrice des Vaudois à Timmuration perpétuelle avec sa compagne Ramona Barut (1250). Cette circonstance nous révèle inopinément la foi de ce grand chef des plébéiens de Narbonne, évidemment disciple des Barbes des Alpes *.

Joan d*01iva avait environ trente ans quand le prince en avait cinquante, nés à deux dates célèbres, le premier vers le temps du traité de Paris, le second vers l'époque de la croisade (1210). Fils d'un héroïne de la croix et d'un déserteur de la cause romane, cousin, du côté maternel, des Marly,

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