‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 671 sur 922 · Dom Vaisselle. Du Mège, notes du 1. XXVI. m âi · texte numérisé non relu

Dom Vaisselle. Du Mège, notes du 1. XXVI. m âi

tes LES ALBIGEOIS ET L'INQUISITION

don Amalric de Narbonne ! Gardez son peuple de déshonneur, et faites que ses enfants, ainsi qu'ils en ont le droit, tiennent en paix leur terre, sans clameur^, » Guirauld Riquier, ,à qui nous empruntons cette belle strophe finale, ajoute ailleurs, qu'on ne saurait trop pleurer un seigneur qui règne sur le pauvre et Thomme libre, sans remploi de la force, et les mène à son gré vers le bien : alors c'est un seigneur naturel et digne d'honneur. Joan Estèbe insiste aussi sur cette qualité de seigneur naturel, c'est-à-dire national. Les deux troubadours patriotes protestent par ce terme contre l'usurpation et la tyrannie des comtes qu'Estèbe appelle des filons, des brigands et des insensés. Après les perfections chevaleresques, ce qu'ils aiment dans Amalric, c'est qu'il était un prince roman. Ces deux chants si religieux, où l'entreprenant et belliqueux vicomte est surtout loué pour ses vertus douces, pacifiques, miséricordieuses, nous font penser que les deux poètes et leur héros sont des disciples de Joan d'Oliva. Ces complaintes sont l'adieu de la poésie romane : c'est le mélancolique chant du cygne.

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