TOULOUSE IXCORPORÉ A LA FRANCE
Saint Louis était parti pour la secondç croisade. Il s'embarqua à Aigues-Mortes, où quelques jours après mit à la voile Alphonse, comte de Toulouse, que l'infante Joana, sa femme, accompagnait en Orient. Dans l'armée française figure le ban de Carcassonne. Ce sont les Albigeois et les faidits des forets que le roi dépaysait outre-mer. Ils devaient d'abord être commandés par le sénéchal, Guillaume de Cohardon, et Gui de Le vis, maréchal de Mirepois. Cependant ces deux gardiens de la conquête restèrent prudemment en Languedoc. A la tête des Méridionaux on signale Roger, fils de Trencahel, dit le vicomte de Béziers, L'héritier légitime de Carcassonne de Béziers et d'Albi n'eut pas de quoi faire le voyage-de la Terre sainte. Il dut emprunter deux cents livres tournois au roi de France, son spoliateur, pour l'accompagner avec six chevaliers et quatre arbalétriers*. Roger concourut, avec ses hommes d'armes et ses compagnons de l'Albigeois, à la prise du château de Garthage. Olivier de Termes qui, dépouillé de sa patrie pyrénéenne, s'en était fait une autre en Orient, accourut de Palestine pour combattre sous l'oriflamme de France. Mais