‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 69 sur 922 · Hist. du Lanj., t. V, p · texte numérisé non relu

Hist. du Lanj., t. V, p

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«» LES ALBlGEOfS ET L'INQUISITION

la tutelle de leur mère, et dans l'intérêt de la côdquête, Gui de Monfort, veuf d'Elvige d'Ibelin, une bretonne, née en Palestine, épouâa la provençale Brianda de Monteil-Adhemar, veuve de Umbert de Croissy, tué naguère en Orieut. Ainsi le frère du chef de la croisade eut «on grand fi^f au cœur même de l'Albigeois, et occupa toute la vallée de FAgout et les collines latérales jusqu'au Tarn et jusqu'à la Montagne-Noire. Le roi ne traversa pas ces vastes et dangereuses forêts où fat construit plus tard Réalmont. Mais de Saint^Paul, il se porta sur Lavaur, illustré par tant de tragiques souvenirs ; et de Lavaur , il marcha rapidement vers Albi. L'évêque qui lui avait porté la soumission des habitants, et qui l'accompagnait depuis Avignon, lui ouvrit les portes de l'illustré cité. L'archevêque de Narbonne mena au roi Agnès de Montpellier vicomtesse de Carcassonne \ Cette princesse mendiante avait accepté de Simon de MontforI, l'assassm de son mari, une rente de trois cents sols mel* goriens, et maintenant elle obtenait du roi, spoliateur de son fils, un subside de quarante livres. Epouse indigne, non moins qu'indigne mère, cette femme, qui tenait à yirtB, même dans l'abjection put manger du pain, trempé dans le sang du mari tyr et les larmes de l'orphelin de Carcassonne (oct. 1226).

^ Louis laisse un sénéchal dans le Gastel-vieil des vicomtes, pour contenir, de concert avec l'évêque, la cité qui avait donné son nom au catharisme

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