‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 682 sur 922 · Reg. Olim. — Bern. Guidonis, Chron · texte numérisé non relu

Reg. Olim. — Bern. Guidonis, Chron

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comte, attendit l'arrivée des grands vassaux du Midi qui de toutes parts se levaient et se rassemblaient sous les murs de Toulouse. Le comte de Rhodez, de la maison de Gomm en ges, arriva suivi de cinquante hommes d'armes dont sept bannerets, vingt-six chevaliers, quatre-vingt-dix-sept écuyers, et vingt-six arbalétriers. Le comte Améric de Narbonne, indigne fils de son père, époux de Sybilia de Foix, marchant contre son beau-frère Roger-Bernard III, vint avec douze chevaliers, trois damoiseaux et douze arbalétriers ;Béraud de Mercœur, de l'Auvergne, avec douze chevaliers, douze écuyers et dix arbalétriers ; Guilhem de Monestier, de l'Albigeois, avec trois chevaliers et quatre damoiseaux à cheval. Les barons du Midi étaient, on le voit, peu nombreux, peu considérables ; aucun des grands chefs montagnards des vieilles races cathares ne descendit à l'appel du roi. Eustache à la tète de ces troupes, grossies encore par les descendants des croisés établis dans le Midi, marcha de nouveau contre le comte de Foix*. Il conquit aisément la vallée inférieure de l'Ariége que Roger-Bernard lui abandonna, soit qu'il crût impossible de défendre ces châteaux assis sur des monticules peu élevés, soit parce que cette portion du comté relevait effectivement du roi de France. Mais arrivé au Pas de la Barre, c'est-à-dire à la porte des montagnes, à une lieue seulement au nord de Foix, le prudent sénéchal s'arrêta ; il n'osa pénétrer dans le repaire du léopard. Cependant le roi Philippe le Hardi fit son

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