‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 707 sur 922 · LIVRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TREIZIÈME

branche des Castelverdun, sénéchaux héréditaires des comtes, se vit deshéritée de ses biens comme hérétique. Les branches collatérales rachetèrent la part indivise et puis la rendirent pieusement à leur sœur persécutée (1270). La maison de Castelverdun, chassée enfin de son glorieux manoir, atteignit la réforme du xvi« siècle, et se vengea tristement de l'ingratitude des comtes en les expulsant à leur tour de leur sépulcre de Bolbone. La maison de Rabat fut encore plus maltraitée que celle de Castelverdun. Les petits-fils de Ramon-^anche et de Ramon de Perelle ne rentrèrent pas dans leur antique manoir arabe. Ils se réfugièrent à la cour du vicomte de Castelbon, rameau collatéral de Foix. Leur race s'est perdue en Catalogne. Le roi de France fit de leur donjon mauresque et de leurs vastes terres pyrénéennes l'apanage de Loup de Foix qui fonda une nouvelle branche comtale avec le titre dé baron de Rabat. La destinée romanesque de cet infant de Foix, prince dépossédé de Béam et de Négrepont, nous a fait assister à la ruine de deux des plus illustres maisons albigeoises. Que devint sa persécutrice, la messaline capétienne ? Ses débauches babyloniennes soulevèrent le cœur du Midi. Gaston II, son fils, la fit enfermer d'abord au donjon de Foix, berceau de tant de saintes et héroïques princesses, puis au fort de Lourdes, tombeau de tant de martyrs, près des grottes qui sont aussi des sépulcres cathares * .

1. Il y avait alors trois Loup de Foix : celui de Rabat, celui de Gampranha et celui de Durban, descendant du héros albigeois.

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