‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 714 sur 922 · Ibid., pr. 219 et · texte numérisé non relu

Ibid., pr. 219 et

et Amalric de Turey, seigneur de Pech-Arric, 300 livres; en tout 800 livres (55,000 fr.) pour la maison de Turey, ou de M^rly, qui paraît avoir perdu le grand fief de Saissac, dans la montagne Noire. Nous ignorons la fortune de la maison de Bruyères, de Ghalabre. Ainsi ce pillage du Midi s'en retournait en gaspillage : la conquête épuisait le conquérant, toujours sur son cheval de guerre ; et conquérant et conquis étaient* dévorés par la royauté qui elle-même n'avait que les Vestes de l'Inquisition.

Les barons indigènes sont encore bien plus déchus. Le puissant vicomte de Narbonne n'a plus que 3,000 livres de revenu (200,000 fr.) ; Sicard de Lautrec, 700; Pierre de Lautrec, 300; Ramon de Durfort, 200; Arnaud de Lordat, 130; Ramon de Fredol, 80; Ermessinde de Thesan, 12. Les maisons de Bélissen, d'Aniort, d'Alion, de Perelha, de Gap-de-Porc, de Quiders, de Roqueville, l'ancienne chevalerie cathare, ne figurent môme pas dans ce rule. Ce qui prouve qu'elles n'existent plus, ou qu'elles sont émigrées, ou qu'elles ont été dépossédées entièrement. Les Bélissen du Cabardez, par exemple, dépossédés et dénobihsés, sont marchands de drap à Carcassonne, et ramassent de l'argent, pour racheter, avec leur réhabilitation, les terres de leurs aïeux, dans la Montagne-Noire *. Philippe le Bel employait les races albigeoises : ainsi nous trouvons, comme collecteur du subside, et sénéchal de Beaucaire, le chevalier Joan- Jordan

i. Maluil, Cart. de Carras.

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