‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 715 sur 922 · LIVRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TREIZIÈME

de rile, un descendant de la grande Esclarmonde de Foix, la papesse cathare de Montségur.

Mais ces subsides, malgré le concours des barons indigènes, ne se levèrent pas sans résistance; car, outre l'indigence générale, le Languedoc ne pouvait comprendre, avec les idées du moyen âge, comment il devait aider Philippe à dompter les Flandres. Pour la première fois l'Église romaine se trouva d'accord avec le peuple aquitain. Bernard de Castanet, évoque d'Albi, vice-inquisiteur, donna le signal du refus. Le roi mit la main sur son temporel. Les agents du fisc arrivent à Foix : les consuls ferment les portes de la cité : Varilhes, Tarascon imitent leur métropole. Les peuples courent sus aux sergents, dispersent les commissaires, et leur enlèvent leurs chevaux. Le comte Gaston, alors en Béarn, refuse de livrer les hardis consuls. Le sénéchal de Carcassonne envahit la Comté. Enfin les consuls transigèrent : ils comparurent à Carcassonne. Foix fut taxé à 2,000 livres; les autres villes subirent un impôt proportionnel; et le roi renvoya les nobles consuls qui se croyaient encore au temps des vieilles libertés , sous la suzeraineté paternelle de l'Aragon *.

Philippe le Bel, pour venger sa défaite de Courtrai. entraîna dans les marais brumeux de la Flandre les princes du Midi qui durent se trouver tous, pour les fêtes de Pâques, rendus à Cambrai. Gaston, comte de Foix et de Béarn, partit avec quatrevingts hommes d'armes et mille sergents; Jor-

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