‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 717 sur 922 · Pierre Cunlinal · texte numérisé non relu

Pierre Cunlinal

tl« LES ALBIGEOIS ET LINQUISITION

pouvant épouser une princesse, avait eu, d'une maîtresse o'jscure, une fille illégitime nommée Guilhelmetta. Le comte la donna pour femme au fils de Ramon de Recauld, son précepteur chevaleresque, du Mas Saintes-Puelles. Une fille de Metta entra dans la maison de Saisset (de Saxeto, du petit rocher), probablement de l'Albigeois * : et fut mère de Bernard de Saisset, abbé de Saint-Antonin, et premier évoque de Pamiers. Bernard, des deux côtés , était donc de race hérétique, et petitfils du prince martyr de la cause cathare et romane. Les maisons albigeoises rentraient dans rÉglise catholique et aspiraient aux dignités sacerdotales. Un petit-fils de Ramon VI, et de la grande Esclarmonde de Foix, Bertran de l'Ile, était évoque de Toulouse. Bernard de Saisset, à son exemple, embrassa l'état monastique, et devint abbé de Saint-Antonin de Pamiers. Ce n'était pas, comme on Ta prétendu, un esprit large et libéral. On en peut juger par les statuts qu'il rendit contre les juifs alors très-nombreux et très-riches à Pamiers (1279). « Un Israélite, parrain d'un enfaiit chrétien, ne pourra inviter, au repas du baptême , plus de douze convives , ni donner en étrennes à son filleul plus de douze deniers toulousains, ni lui offrir en cadeau qu'un mantelet de laine fine (estam) et de fourrure d'agneau. Qu'aucun soit assez osé que de jouer de l'argent aux dés

1. Au mariage de Bertran de Toulouse, assistait, comme témoin, Guilli. Saïsset, ami des Rabastens. (Uom. Vais, t. V, p. C31.)

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