‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 720 sur 922 · Marlène. Anecd. L · texte numérisé non relu

Marlène. Anecd. L

d'éprouver lui-même les foudres du Vatican. Philippe usa de modération, mais ne put fléchir l'orgueil romain qui continua de secouer follement S3S tonnerres. Le roi retenait captif au Louyre le comte de Flandre que protégeait Boniface. Le pape chargea Tévêque de Pamiers d'exiger l'élargissement du prince. Le choix du négociateur était on ne peut plus hasardeux. Saïsset ajouta son irritation et sa jactance à la superbe de Boniface ; il somma fièrement le roi d'obéir au pontife romain, suzerain de Jous les monarques en tant que vice- Dieu. C'était dans le cœur de Philippe la plus sanglante injure et la plus mortelle insolence. Il laissa pourtant Saïsset retourner à Pamiers, mais apprenant que l'évêque avait dans son diocèse entrepris surl'autorité royale, il chargea le vidame d'Amiens et l'archidiacre de Lisieux d'instruire sur-le-champ le procès de l'audacieux prélat. Les comtes de Foix et de Gommenges, les évêques de Toulouse, de Béziers, de Maguelonne, vingt-quatre témoins déposèrent devant les commissaires royaux. Saïsset résolut de se réfugier secrètement à Rome. Averti de ce départ furtif, le vidame se rend de nuit à Pamiers, escorté de Jean de Burlas, chef des arbalétriers, un baron de l'Albigeois. 11 envahit le palais épiscopal endormi, surprend l'évêque qui se réveille prisonnier, met sur ses biens le séquestre royal, emmène ses officiers captifs à Touloiise, et lui signifie de venir rendre compte de sa conduite à Paris, devant le roi *. •

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