‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 728 sur 922 · Marlène. Ibid · texte numérisé non relu

Marlène. Ibid

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beau. Enfin, Pierre, fils d'Ugo et de Béatrix, et ses frères renouvelèrent leur demande auprès de Philippe le Bel qu'ils crurent plus favorable que saint Louis aux Albigeois. Philippe les renvoya devant le juge-mage de Carcassonne : la bonne volonté du magistrat fut arrêtée par la fatale sentence de rinquisition. 11 conseilla sans doute aux infants de Saissac de supplier Boniface VIII de casser la procédure inquisitoriale. C'eût été abolir toute la législation de la croisade. Le superbe pontife accueillit néanmoins leur requête embarrassante, moins, il est vrai, pour rendre justice à des orphelins déshérités que pour faire un acte éclatant d'autorité sur les rois. Il somma avec hauteur Philippe le Bel de comparaître à son tribunal. Le monarque, avec non moins de fierté, répondit que pour le temporel il ne reconnaissait pas le tribunal de Rome. La querelle s'envenima entre ces deux puissants de la terre et Ton oublia les infortunés infants de Fénouillèdes*. La double réparation qu'ils réclamaient n'était plus au pouvoir, il faut le dire, ni du pape ni du roi de France. Boniface n'eût pu révoquer l'arrêt de l'Inquisition de Narbonne sans désavouer ce tribunal, sans compromettre rinfaillibilité romaine. Philippe n'eût pu restituer cette vicomte pyrénéenne sans condamner toute l'œuvre effroyable de la conquête. Les terres des Montfort, des Lévis, des Croisés, il eût fallu les rendre aux faidits. Les faidits seraient partout sortis de Tombre des cavernes. Les morts mêmes au-

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