Henri Martin, t. IV, p. 170. Le chevalier de Montfau
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logies, de ces sympathies et de ces répulsions instinctives, entraînées dans la logique inexorable de Philippe le Bel. Le procès des Templiers est un pendant du procès de Boniface VIII, comme FOrdre est un appendice de la théocratie romaine. Institutions hybrides, ils sont l'un et Tautre hors de la nature, du christianisme et de Thumanité ; Philippe, il faut le dire, en était le champion, et masquait de leur intérêt sacré sa politique royale. Aussi l'intelligent et implacable monarque dut-il abattre ces moines guerriers, mameloucks marqués de la croix du califat romain de l'Occident. Le prodige c'est que l'habile roi fit condamner l'Ordre par la papauté sa mère, et le fit dévorer par l'Inquisition, sa sœur. Il appliqua cruellement aux Templiers la jurisprudence que Rome avait plus cruellement encore appliquée aux Albigeois. Voilà l'expiation mystérieuse et souveraine. La suppression de l'Ordre, cette mesure salutaire, suivit de près le couronnement de Clément V, et le procès des chevahers, cette iniquité barbare, fut le grand acte d'installation de la papauté française dans Avignon*. Le peuple a revêtu ce drame sanglant d'imagination et de merveilleux. Les Templiers avaient au pied des Pyrénées une commanderie qui gardait les ports contigus de Bigorre et de Béarn. On voit encore dans l'église deLuz un pittoresque débris de leur sombre cloître crénelé. Les crânes des chevaUers
con, prieur delà Nogaréda. Ce prieuré, à cheval sur la col- Ime qui les sépare, commandait les deux vallées albigeoises de la Lôze et de TArise.