LIVRE TREIZIÈME
existent toujours dans l'oratoire de Gavarni. Tous les ans, quand revient la nuit tragique, et que la lune se lève sur les sommets, leurs spectres sortent de leurs tombeaux. Ils errent sur la vallée de Gèdre, sur le Chaos de pierre, sur le Cirque de neige, sur la Brèche ouverte dans les nuées. Ils poussent de longs gémissements. Puis un cri lugubre se fait entendre : le Temple nest plus I — Il ne sera plus jamais t répond une voix qui retentit de cime en cime comme un tonnerre. Cette légende est encore de l'histoire, et non moins réelle, dans sa forme fantastique *.
TROUBLES DE TOULOUSE. — PONS DE BODSSAC, — ARKBSTATION ET CONDAM< NATION DE CE TRIBUN. — SAUVÉ PAR JOAN DE BONAMOUR. — SUPPLICE DE CE CHEVALIER. — TRIUMVIRAT A TOULOUSE.— MORT DE PHILIPPE LE BEL.
Mais pendant que Philippe le Bel faisait désarmer et déshonorer la papauté parles mains vengeresses des descendants des Albigeois, il achevait d'extirper les dernières semences vivaces de l'albigisme politique, de l'indépendance nationale du Midi. L3 monarque capétien, nous l'avons vu, était venu installer lui-même à Toulouse un Parlement, institution royale qui se substituait insensiblement aux magistratures populaires, et dont elle conservait en se les assimilant les précieux débris. Le Languedoc