Tralition des Pyrénées
-ïflmi
im
prit au sérieux cette institution monarchique qui lui garantissait quelques restes de liberté, et le protégeait au besoin contre les farouches caprices de l'inquisition. Philippe , toujours besoigneux, ayant, sans le consentement des trois ordres, imposé de lourds subsides, le peuple murmura. Ge murmure orageux trouva son organe dans un chevalier nommé Pons de Boussac. Philippe de Boussac, son père ou son aïeul, avait été sénéchal de Rhodez (1264) pour les vicomtes de Rouergue, issus de la maison de Commenges *. Les viguiers des princes méridionaux s'illustrèrent souvent par leur généreux amour de la patrie et de la liberté; et nous rappellerons encore ici le nom glorieux du magnanime Pierre de Toulouse. Pons de Boussac était de cette école et de ce tempérament héroïque ; c'était un patriote et un tribun, le digne émule de Patris. Pons accuse de ces exactions, non le roi, mais le sénéchal, pourtant homme du Midi. Il sort de la ville soulevée, parcourt la campagne environnante, appelle à l'insurrection les peuples, les bourgeois, les seigneurs, même les grands vassaux. Il offre au plus modéré, au plus constamment fidèle au roi, au vicomte Amalric de Narbonne, le gouvernement de la ville et de la sénéchaussée de Toulouse. Pons reproduisait sous une autre forme la tentative d'affranchissement de Patris et de Délicios. Cependant le parti royal était puissant encore dans Toulouse. Macari, le sénéchal accusé, sort de sa forteresse et hardiment s'élance à la poursuite