Probablement la place de la Monnaie
tifiait le nom civique et cathare. Bonamour, pour solliciter la grâce de son ami, se rend au logis du Président, et ce magistrat ne répondant pas, il fait enfoncer les portes et piller l'hôtel. De là, il marche sur rhôtel de ville où les consuls s'étaient barricadés, et demande à parler aux capitouls. L'un d'yeux, Améric de Roaix, de cette grande maison anciennement albigeoise et patriote, harangua, d'une haute fenêtre, les séditieux, et accorda une entrevue à leurs chefs, qui s'engagèrent, par serment, à ne faire aucun mal aux consuls. Bonamour, suivi de quelques-uns de ses compagnons , introduit dans l'hôtel de ville, déclara aux capitouls que si, le jour suivant, dès le matin, les membres du Parlement n'étaient pas expulsés de la cité, ils mettaient tout à feu et à sang *. Les consuls s'efforcèrent de les apaiser, ou du moins en firent semblant, car plusieurs étaient secrètement d'accord avec les insurgés ; mais la sédition redoublant de violence, ils consentirent à l'expulsion du Parlement, à condition que ses merabres seraient libres de se retirer où il leur plairait. Pendant la nuit, grâce â cette concession , le tumulte s'apaisa quelque peu : les consuls déclarèrent aux gens du Parlement qu'ils ne pouvaient rester avec sécurité dans Toulouse ; et le premier président, réfugié avec cinq conseillers dans l'église de Saint-Élienne, fut heureux de sortir de cet asile et de la cité. Suivi de deux consuls et dû nombreux cortège des amis de la cause royale, ils se retirèrent à Vertfeuil, châ-