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suis contumaces, Latut et Pargarel. Bientôt arriva, chargé de fers, le généreux Joan de Bonamour, dont Pons de Boussac, moins heureux, n'avait pu à son tour être le libérateur. Bonamour, condamné au supplice de la roue, fut exécuté devant l'Abbaye où siégeait le Parlement*, et les deux consuls contumaces subirent en effigie la même peine avec leurs insignes capitulaires. Le noble Bonamour futrompu vif sur le même lieu où, cent ans auparavant, avait été pendu à un noyer le traître Beaudoin, infant de Toulouse. Le vieux chroniqueur qui nous atransmis, avec tant de détails circonstanciés, le précieux tableau de cette révolution, et dont on a voulu mettre en doute l'incontestable véracité, ajoute que l'arrêt de mort fut rendu dans la maison du Président, et non dans l'Abbaye ; et la raison qu'il en donne c'est que V Église ne connaît pas le sang , raison qui ne semble d'abord qu'une bouffonnerie monacale, mais qui, de la part d'un magistrat, est évidemment une ironie amère et une patriotique épigramme. Ehl que faisaient-ils donc ces moines depuis un siècle?
Cependant Barravi et du Verger arrivèrent à Paris. Les deux capitouls trouvèrent Philippe le Bel, non à Paris, mais à Saint-Germain : le monarque faisait transformer le manoir capétien de Poissy, berceau de saint Louis, en une magnifique abbaye de dames nobles de Saint-Dominique, que devait présider, autant qu^ possible, une princesse de la maison de France ^ C'était comme une alliance de