‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 761 sur 922 · Bardini chronica · texte numérisé non relu

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i62 LtS ALBIGEOIS ET L'INQUISITION

vaincus de complicité, eurent la tête tranchée. La mort de Philippe le Bel sauva les courageux triumvirs et calma dans Toulouse cette révolution, dernier soupir convulsif de l'antique liberté du Midi. Pendant que Philippe le Bel achevait les restes vivaces de la nationalité romane, il poursuivait son terrible procès contre les Templiers vivants et Boniface mort *. Il s'acharnait après la mémoire de Boniface comme le tigre qui, après avoir abattu sa proie, veut encore en dévorer Tombre. 11 n'y a ni dignité ni équité à s'acharner après la mort. Là est la justice et la clémence de Dieu. Philippe tombait dans les excès de l'inquisition qui rongeait les ossements et les cendres des sépulcres. Mais peutêtre ce roi n'exécutait instinctivement que de mystérieuses et divines représailles. Dieu menaça la théocratie romaine de ce supplice du' tombeau qu'elle avait effroyablemeat appliqué à la nationalité romane. Mais il arrêta le monarque, exécuteur de cette justice éternelle, pour en montrer l'horreur et l'impiété. Clément V ne se déroba que par la mort à la honte expiatoire de condamner la papauté dans la mémoire de Boniface VIII *. Philippe dépassa également toutes les bornes dans le supplice des Templiers. Il fallait abolir l'Ordre, désarmer et relâcher les moines chevaliers. Ainsi agirent les autres princes de la catholicité, plus sages et plus humains que le roi de France. L'ordre du Temple, création hybride et monstrueuse, n'avait

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