‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 793 sur 922 · LIVRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME

front royal. Le roi ne répond que par un silence menaçant, la reine que par de muets soupirs, Nogaret que par des promesses évasives, des raisons dilatoires. On attendait mieux de ce ministre albigeois et de ce roi vainqueur et insulteur de la théocratie romaine. Ils l'escortèrent pourtant encore jusqu'à Nîmes, d'oii cette cour nomade, par Florac, Mende, Saint-Flour, Glermont, regagna la France, tandis que Pecquigny se rendait en Italie pour demander son absolution au successeur de Boniface VIII*.

LfiS CONJURÉS ALBIGEOIS APPELLENT DOX FERNAND INFANT DE MATORQCE. SDPPLICE DES CONSULS DE CARCASSONNE ET DE LIMOUS. — MOUT DU -VI DAME D'aMIENS.

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Ainsi, cette visite du roi, dont les conjurés attendaient la délivrance du Midi, n'aboutit qu'à des mécontentements, des nuages menaçants, des grondements sourds. Dès lors, Bernard est dépassé par Patris. Bernard voulait la liberté par le roi, Patris la cherchera par la nation. De l'Ordre franciscain et du parti de Jpan d'Olive, la conjuration redescendra dans l'élément populaire et le vieux patriotisme cathare. Elle ne s'appuiera plus sur la molle Narboone, mais sur le mâle Limous, sur l'àpre Ger-

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