‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 794 sur 922 · Nangis · texte numérisé non relu

Nangis

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dagae OÙ Talbigisme vit encore demi-sauvage dans les forêts des Pyrénées. Son premier éclair jaillit sous la colère du roi, du cœur irrité de Patris dans Carcassonne, et son premier murmure fut la triste et noble invitation du consul à la cité de reprendre ses habits de veuve. Élio s'en ouvrit à Ramon de Sant-Marti et à ses autres collègues, mais il ne confia rien àBernard. Ce n'est qu'à Béziers, après Tafifront du refus de la coupe, que Patris, indigné, en parle à Délicios. Bernard est orateur et non conspirateur; il veut le forum et non la caverne; il s'efface donc, sans rompre avec ses amis, mais en gémissant. Sa prudence n'arrête pas les énergiques conjurés. Ils se cherchent un chef, un prince national. Le comte de Foix était mort ; son fils était un nourrisson, un vassal du Capétien. Arrivés à Montpellier, ils y trouvent don Jaicme I, roi des Baléares. Il est le petit- fils de l'héroïque martyr de Muret, l'époux de la quatrième Esclarmonde de Foix. Il est venu de Perpignan saluer à son passage le roi Philippe, son puissant cousin. Les conjurés se défient du vieux et servile roi de Mayorque. Mais leurs yeux s'arrêtent sur don Fernand, son second fils, jeune prince chevalereux et tout bouillant de l'héroïsme de Foix et d'Aragon. Il accueille le projet des consuls, et cependant ils vont à Nîmes. Là, dans le château des Arènes, à la cour même du roi de France, le prince aborde Délicios, et lui dit d'un ton mystérieux, à propos de l'inquisition : Ce que Philippe n'a pas voulu faire sera fait par Fernand * .

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