‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 809 sur 922 · LIVRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME

à Avignon, ils furent détroussés à Carcassonne, jetés dans les cachots, ou forcés de regagner leurs forêts. Albi lutta, quinze ans encore, tant que vécut Délicios. Trois mois seulement avant la condamnation du grand tribun, la noble cité sentit défaillir son cœur et demanda grâce pour sa magnanime résistance à l'inquisition et à l'évêque Bernard de Castanet. Le 11 mars 1319, dans l'église de Sainte-Cécile, en présence de Béraud, évêque d'Albi, de Déodat, évêque de Castres, et de Jehan de Belna, inquisiteur, les consuls, au nom des citoyens réunis dans la basilique, supplièrent humblement f pour les vivants et pour les morts, d'être relevés de toutes les sentences d'excommunication *. L'évêque et l'inquisiteur répondirent: Nous vous absolvons, et ordonnons que les consuls d'Albi fondent une chapelle dans l'église ou le cimetière de Sainte-Cécile; qu'ils contruisent un portail à l'église des Frères-Prêcheurs, qu'ils payent 50 livres pour l'érectioù de l'église des Carmes ; et qu'ils élèvent deux tombes de pierre : l'une au frère Geoffroy des Abluses, au couvent de Lyon ; l'autre au frère Foulques de Saint-Georges, au couvent de Carcassonne, inquisiteurs morts dans une grande pauvreté à cause de ces persécutions. Quant aux consuls et conseillers des années 1302, 1303 et 1304, nous leur enjoignons, outre les autres pèlerinages, de visiter les églises de Sainte-Marie deRocamadour, de Saint-Gilles en Provence, . de Sainte- Marthe de Tarascon, de Sainte^Madeleine à Saint-

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