Linjborch, 2S
Maximin, de Saint- Vincent de Castres, etc., avec des certificats de chacun de ces lieux saints. Néanmoins, nous nous réservons d'appeler demain nominativement certaines personnes jugées plus coupables et de leur imposer des pénitences dignes de leurs crimes. Les dépenses restent à la charge de la cité d'Albi. Fait en présence du très-révérend père et seigneur Déodat, évêque de Castres, du seigneur Déodat, abbé de Candeil, et du chevalier Philippe de Paulin (Lautrec). Ainsi finit cette magnanime protestation d'Albi, dernier acte convulsif d'une révolution patriotique qui durait depuis plus d'un siècle*.
Cordoue résista deux ans de plus, hawte de site et de cœur. Elle ne fléchit qu'en 1321. Vers la fin de juin, Béraud, évêque d'Albi, représenté par son vicaire général, et les inquisiteurs de Toulouse et de Carcassonne dressèrent leur tribune sur le MercadaL Le prieur des dominicains fit un sermon en langue romane où il exposa le crime des Cordouans. Les consuls prosternés demandèrent grâce. Le peuple éploré cria miséricorde. Ils implorèrent leur pardon pour leur héroïque lutte contre l'évêque Castanet et les inquisiteurs que leurs pères avaient, cent ans auparavant, noyés dans les piscines de la cité où ils venaient allumer leurs premiers bûchers. Les commissaires prononcèrent enfin l'absolution. Ils leur imposèrent, entre autres pénitences, de construire une chapelle en l'honneur de saint Dominique, de saint Pierre de