Poésies des Troubadours, publiées par M. Ray
nouard, passim. ,
2. Trobàire, dans les cas obliques trobador, trou— veur, inventeur. La population d’outre-Loire , suivant son système de grammaire et de prononciation, disait trouvère à tous les cas.
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gieuse; on y jugeait librement et ouvertement ce 1,74 que dans le reste de la Gaule on osait à peine examiner. L’influence de l’opinion publiqüe et des passions populaires se faisait sentir partout, dans les cloîtres des moines comme dans les châteitux des barons; et, pour en revenir au sujet de cette histoire, la dispute de Henry II et de ses fils remua d’une manière si vive les hommes de l’Aquitaine^ qu’on retrouve l’empreinte de ces émotions dans les écrits ^ ordinairement peu animés, des chroniqueurs en langue latine. L’un d’eux, habitant ignoré d’un monastère ob^ur, ne peut s’empêcher d’interrompre son récit pour entonner, en prose poétique, le chant de guerre des partisans de Richard ‘ :
«Réjouis-toi, pays d’Aquitaine, réjouis-toi ^
« terre de Poitou ; car le sceptre du roi du nord « s’éloigne. Grâce à l’orgueil de ce roi , la trêve est a enfin rompue entre les royaumes de France et « d’Angleterre ; l’Angleterre est désolée , et la Nor- « mandie est en deuil *. Nous verrons venir à nous a le roi du sud avec sa grande armée , avec ses arcs