Multa millia famé occideriint. (Ibid
4(j VEXATIONS ET RAVAGES DES NORMANDS.
Il 3g « langue) ils appelaient cela tenserie Lorsque les 11*0 “ bourgeois n’avaient plus rien à leur donner, ils a pillaient et incendiaient la ville*. On eût pu a voyager tout un jour sans trouver une ame dans K les bourgs , ni à la campagne un champ cultivé. « Ivcs pauvres mouraient de faim, et ceux qui au- ' a trefois avaient eu quelque chose mendiaient de « porte en porte’. Quiconque put s’expatrier aban- « donna le pays. Jamais plus de douleurs et de « maux ne fondirent sur cette terre , et les païens, « dans leurs invasions, enavaient fait moinsqu’eux*. a Us n’épargnaient ni les cimetières ni les églises , « prenaient tout ce qu’il y avait à prendre, et puis « mettaient le feu à l’église : c’était en vain qu’on « labourait la terre ; autant eût valu labourer le « sable, et l’on disait tout haut que le Christ et ses <• saints étaient endormis '. »
C’était aux environs de Bristol , où Xemperesse
I. Im|tosuerunt tributa oppidis valdè fréquenter, et illud vocârunt Tenserie.... (Chron. sax. Gibson, p. i4o-) Tenserots. lanser, en vieux français, veut dire châtier.
a. Vastaverunt et incenderunt onania oppida. (Ibid.)