Voye* liv. VIII
CHANCELIER d’aNGLETERRE. IOQ
qui , par un hasard assez étrange, furent assis sur nS^ des lieux de funeste mémoire pour lin Anglais : ^ “5. c’étaient la prébende de Hastings, la garde du château de Berkhamsted, et le gouvernement de la Tour de Londres*.
Thomas était le compagnon le plus assidu et le plus intime du roi Henry ; il partageait sa table, ses jeux, et jusqu’à ses débauches*. Elevé en dignité au- nSv dessus de tous les Normands d’Angleterre , il affec- ,,6,. lait de les surpasser en luxe et en pompe seigneuriale ; il entretenait à sa solde sept cents cavaliers complètement armés. Sa table , ouverte à tous les grands, était magnifique ; ses pourvoyeurs faisaient venir de loin , à grands frais , les choses les plus rares et les plus délicates’. Les comtes et les barons tenaient à honneur de lui rendre visite, et aucun étranger venant à son hôtel ne s’en retournait sans un présent", soit de chiens ou d’oiseaux de chasse , soit de chevaux ou de riches vêtements
1. Filii sui Ilrnrici liitureni ferit cl patrem. (Script, rer. franc, ton». XIV , p. 459t. )