Ipsemet etiam clericus cùm esset Mnnitionc.s
manu forti acquisierit... ( Script, rcrum franc, loin. XIV, pag. 4 ^ 2 - ) — -Vita B. Thomæ quadripart. lib. I, cap. 9 et 10.
lia QUERELLES ENTRE LE ROI
I iSy évf^ques affectèrent d’étaler des maximes d’indépcn- , *g J dance exagérées à l’égard du pouvoir royal ; le chancelier, qui était présentées contredit ouvertement , et leur rappela d’un ton sévère qu’ils étaient tenus envers le roi par le même serment que les gens d’épée, par le serment de lui conserver sa vie, ses membres, sa dignité et son honneur',
La bonne harmonie qui avait régné, dans les premiers temps de la conquête, entre les barons et les prélats normands , ou , pour parler le lan- • gage du siècle, entre l’empire et le sacerdoce,
n’avait pas été de longue durée. A peine installés dans les églises que Guillaume et ses chevaliers leur ouvrirent à coups de lance, les évêques et les abbés par droit de conquête devinrent ingrats envers ceux qui leur avaient procuré leurs titres et leurs possessions*. En même temps qu’il s’éleva des disputes entre les rois et les barons, il y eut mésintelligence entre les barons et le clergé, entre cet ordre et la royauté : ces trois puissances se divisèrent , quand la puissance ennemie de / toutes les trois , c’est-à-dire la race anglo-saxonne, eut cessé de se faire craindre. C’était mal à propos que le premier Guillaume avait compté sur une