I. Videns talium clericoruni irao coroiintorum dæmo
iium flagitia non reprimi (Vita Thomœ quadriparl.
lil). 1 , cap. 22. )
FAVORABLE AUX ANGLAIS DE RACE. Il 5
qui parvenait à se faire ordonner prêtre était dèslors à jamais exempt de servitude, parce qu’aucune action intentée contre lui comme esclave fugitif, soit par les baillis royaux , soit par les officiers des seigneurs , ne pouvait le forcer de comparaître devant la justice séculière ; quant à l’autre justice, elle ne consentait point à laisser retourner à la charrue ceux qui étaient devenus les oints du Christ. Les iqaux de l’asservissement national avaient multiplié en Angleterre le nombre de ces clercs par nécessité qui n’avaient point d’église, qui souvent subsistaient d’aumônes , mais qui , au moins, à la différence de leurs pères et de leurs compatriotes , n’étaient ni attachés à la glèbe , n* parqués dans l’enceinte des villes royales Le faible espoir de ce recours contre l’oppression étrangère était alors, après les misérables succès de la servilité et de l’adulation, la plus brillante perspective pour un homme de race anglaise. Aussi le bas peuple se passionnait-il pour les privilèges cléricaux avec un zèle égal à celui que ses aïeux , dans d’autres temps, eussent déployé contre la résistance du clergé à la loi commune du pays.
Le chancelier, qui avait passé sa jeunesse au milieu des gens de haut parage, semblait dégagé