Oi'deric. Vital
ET l’archevêque THOMAS. I2I
sonnelles. Il lui enleva l’archldiaconat de Ganter- n6a. bury, qu’il cumulait encore avec le siège épiscopal ; puis il suscita utt certain Clérambault, moine de Normandie * , homme audacieux et de mœurs déréglées , qui avait quitté le froc dans son pays , et que le roi fit abbé du monastère de Saint-Augustin à Canterbury. Clérambault, soutenu par la cour, refusa de prêter le serment d’obéissance canonique entre les mains du primat, malgré l’ordre établi autrefois par Lanfranc pour ruiner l’indépendance des moines de Saint-Augustin , lorsque les religieux saxons résistaient encore aux Normands *. Le nouvel abbé motiva ce refus sur ce qu’anciennement , c’est-à-dire avant la conquête , son monastère avait joui d’une pleine et entière liberté. Becket revendiqua la prérogative que les premiers rois normands avaient attribuée à son siège. La dispute s’échauffa de part et d’autre ; et Clérambault , conseillé par le roi et les courtisans , remit sa cause au jugement du pape.
Il y avait dans ce temps deux papes , parce que les cardinaux et les nobles romains n’avaient pu s’accorder pour un choix. Victor était reconnu
1. MonachusfugitivusetapostatainNormanniâ.CChron. Will. Thore, pag. 1819.)