MENCIUS
parce que l'homme fait nécessairement le bien toutes les fois qu’il s’abandonne à l’impulsion de sa conscience, de son instinct.
Mais l’homme se livre pourtant au mal, dit-on. C’est vrai; et pourquoi cela? parce que sa nature s’est pervertie dans un mauvais milieu; parce qu il comprime et détériore peu à peu la voix de sa conscience. Mais cela empêche-t-il que sa conscience n’existe, et que sa nature ne soit naturellement bonne? Nullement; et tout homme qui réfléchit, partagera l’avis de Mencius, auquel nous retournons, pour en extraire encore quelques bonnes pensées.
Confucius disait ceci de son disciple le plus chéri, que nous considérons comme son saint Jean : «Hoeï,
« lui, approchait beaucoup de la voie droite ! il fut « souvent réduit à l’indigence. » Après avoir parlé d’Hoeï, qui était si bon et si pauvre, il parle d’un autre homme, qui était sans bonté: mais celui-ci avait su acquérir de la fortune. Confucius tirait de là cette conclusion : qu’on doit souvent estimer les hommes à l’inverse des biens qu’ils possèdent.
Mencius s’empare à son tour de la même idée, et dit :
« Celui qui ne pense qu’à amasser des richesses n'est pas humain ; celui qui ne pense qu’à exercer rhuraanite n’est pas riche. »
Confucius aimait la simplicité du langage, et il le prouva souvent; Mencius dit à son tour :
« Les paroles dont la simplicité est à la portée de tout le momie, et dont le sens est profond, sont les meilleures. »
CHINOIS i
Confucius et Mencius ont raison. Puisse donele peuple se bien pénétrer de cette vérité : qm 1& législateurs les plus sublimes, que les philosopha les plus profonds, les plus amis des masses, ont toujours tenu un langage simple et intelligible pour tout le monde.
Après Lao-tseu, avait paru Koung-tseu; après Koung-tseu, ce fut le tour de Meng-tseu, Celui-ci comme le sage qu'il avait reconnu pour sou maître, et dont les écrits l'avaient fait philosophe, eut de* disciples , et propagea les bonnes idées, les boni sentiments. Cependant Mencius n'eut ni l’éclat, s ïa popularité de son prédécesseur, et sa mort fui peu remarquée* Ce ne fut, dU-on, qu’en vironmift ans après qu’il eut rendu le dernier soupir qu’au rendit hommage à sa mémoire*
UjnUHiU» des Thaïs.
L'empire continuait h vivre dans les désordres. La dynastie des Tchëou était usée; on rapporte qtir Tun de ses membres, ^empereur Hiào-yasg, salis tait de J habileté de son écuyer dans Tart de dresser et de diriger les coursiers, lui donna une principauté dans le Chen-si~ Les descendants de T écuyer grandirent : plus tard, ils renversèrent la dynastie régnante, et s’emparèrent du pouvoir suprême.
Ths i s-c.h i-hoang-ti fut le premier véritable empereur de cette famille. Il monta sur le trône en l’année avant notre ère. Guerrier au suprêflà degré* il porta loin ses armes, et il usa aveèati&ici de 1 autorité* Sa mère vivait dans le désordre; il