‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 2)Chapitre 14 sur 44 · PREMIERS TEMPS · texte numérisé non relu

PREMIERS TEMPS

sorber en Dieu, U homme n'étant plus rien par lui-même t on n'eut pas à écrire son histoire. Les Indiens n'ont donc point d’histoire positive, authentique ; ils ne possèdent que le roman de l'homme et de la société humaine. Cependant on s'est occupé d’eux, et nous allons résumer le peu que Ton sait sur leur compte, soit fabuleux, soit réel. Nous nous étendrons davantage quand il s’agira des idées * des mœurs, de ta religion et du gouvernement.

Les Indiens comptent le temps par périodes, et, s’il fallait les en croire, ils existeraient a l'état de nation depuis plusieurs millions d’années. Ce qu'on appelle l'époque historique, commence chez eux on ne sait quand : point de faits certains, point de dates précises et incontestables,

Brahma est le créateur du monde : les hommes sont son œuvre.

Beux ram princières sont établies dans l'Inde ou dans une partie de l’Inde, Tune prétend descendre du soleil, l'autre de la tune. Elles sont parentes toutefois, et possèdent chacune un vaste empire. À côté de ces deux empires, subsistent d'innombrables États plus ou moins étendus.

Rama est l’un des rois de l'Inde; il possède un vaste royaume qu'il étend encore par lu force de ses armes, II envahit le Dêcçan et conquiert nie de Ceÿta. Après Rama soixante princes de sa race prirent togr ii lour place à la tête de l'empire.

Cette famille se divisa pourtant en deux branches collatérales : les membres de l'une étaient les Pündwei, les membres de rautre étaient les Courons*

INDIENS

Les Pan do us et les Gourous se disputèrent la possev sion d’un vaste territoire et de la ville d’HâsÜDt poura, près de Delhi. Us appelèrent, pour \\k leurs querelles, de nombreux alliés, dont les ua venaient du coté de l'Indus, les autres du côtéop posé: iis combattirent, et, grâce à la bravoureè Crishna , les Pandous triomphèrent. Ce Crishi devint puissant par la suite. Cependant il d m mourir an milieu des troubles civils. On place sus règne environ 1400 ans avant notre ère. On prêta*: que ce Crishna eut une longue suite de successeur* et que cette famille n’est pas encore éteinte. Crisbo. fut divinisé sous le nom de Yîehnou.

Les Pâmions eurent également une longue m tencc comme rois. Delhi fut , dït-on, leur capitale, Des princes de plusieurs autres familles régnak en même temps sur d’autres États et sur d’autre tribus de l'Inde.

Plusieurs rois de ces vieux temps sortirent à I, classe populaire (c’étaient des soudras); cesrob si nous en croyons lès pouranas, écrits poétiques tir anciens, « tinrent toute la terre sous l'ombre delw parasol* » Ces rois, sortis de la classe dessouda ordonnèrent des plantations d’arbres, des culture étendues, des travaux d’irrigation, fondèrent ite hôpitaux, élevèrent des temples, etc., etc.

Il y avait dix générations que régnait la fai# fie Muurya : elle eut pour successeurs trois aulrt ,j dynasties soudras, dont la dernière et la plus îoiigS r jiortai t le nom d 'Andra : ce 11 e-ci prît fin en 43G uvi^ Jésus-Christ. Cette dynastie fut rem placée-par un'

DR.iH«ÀNF,S.

série de dynasties indiennes et de dynasties étrangères, maïs peu puissantes : il y eut trouble, anarchie, dépérissement. Les brahmanes, ou prêtres, abusant de la crédulité publique, imposèrent la loi deMA\ou, étendirent leur autorité, leur puissance, elle ciel et les terreurs de l'enfer qu’ils tirent parler, les servirent merveilleusement. L'Inde s affaissa, ^immobilisa, et, pour elle, plus de progrès possible. Si des œuvres d'art s'exécutèrent, si le mouvement se manifesta par instant sur quelques points de ce pays, ce ne put être que là ou régnèrent des rois smdras.

Avant de parler de cette loi d'immobilité, qui sert encore déréglé à une partie de l'Inde, faisons connaître les vieilles mœurs de ce pays d'après les auteurs grecs.

»œura <!<■ liiUlçufl, ü'aprè* Ié* auteur* «rerw.

Voici ce que disait des Indiens Hérodote, plus de m ans avant notre ère ;

* On comprend sous le nom d'indiens plusieurs peuples qui ne parlent pas une même langue : les uns sont nomades et les autres ont une demeure fixe. H y en a qui habitent dans ïes marais formés parles débordements du fleuve et qui se nourrissent île poissons crus, qu'ils pêchent de dessus leurs canots de cannes ou roseaux. Ils coupent ces cannes de nœuds en nœuds; chaque morceau fait une nacelle. Ces indiens portent des habits tissus d une plante qui croît dans les rivières : ils la recueillent, e b l’ayant bien battue, ils l'entrelacent en forme de

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nattu, et s’en revêtent comme si c’était une aérasse.

« Les autres Indiens qui habitent à Test deceuw sont nomades et vivent de chair crue. On les appelle les Padéem. # Hérodote ajoute qu'ils tm leurs malades et qu’ils les mangent. Il leur atlribu une égale cruauté à l’égard des vieillards. Il cm tinue ainsi :

« II y a d'autres Indiens qui ont des usages tffi rents. Ils ne tuent aucun animal; ils ne sèmem rien ;n ont point de maison et vivent d\herbagfô Iis ont chez eux une espèce de grain que la tero produit d elle-même. Ce grain est à peu près deli grosseur du millet et vient dans une cosse. Ils le recueillent , Je font bouillir avec sa cosse et le mat:gem ( c’est là le riz, ou le sagou). Si quelquk d entre eux tombe malade, iî va dans un lieu déserî et s j tient, sans que personne s’en occupe,soi pendant sa maladie, soit après sa mort.

« U y a d autres Indiens qui habitent au nord. Leurs mœurs et leurs coutumes approchent beaucoup de celles des Bacirions. Ils sont aussi les pfc braves de tous les Indiens, et ce sont eux quM envoie chercher l’or» » Hérodote dit de quel manière on recueillait cet or, dont une partie entrait dans 1- empire de Perse. Il regarde l’Inde cotkdh la dernière contrée habitée à l'est, La Chine et bien d autres pays n f étaient pas encore connus ils Grecs. Il dit que les quadrupèdes et les volatiles dl'Inde sont plus grands que ceux des autres pays:

eîte tin arbre qui, au lieu de fruits, porte une^

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