TRIBUS DIVERSES
, pêce de laine avec laquelle les Indiens s’habillent. U s’agit là riu coton; et celles, de telles paroles, quoique vraies, durent faire rire beaucoup de plai- , sauts aux dépens de riiistorieu,
!, Diodore de Sicile, qui vivait un peu avant Jésus- Christ, donne des détails sur le meme pays : nous fj lui empruntons les paroles que voici :
« L’Inde, pays d'une immense étendue, est, dîton, habitée par des peuples nombreux et divers, dont aucun n’est d’origine étrangère, car ils passent tous pour autochihones, Les Indiens n ont jamais , reçu de colonies et n’en ont jamais envoyé nulle ji part.»
Diodore dit que les plus anciens habitants se . nourrissaient de fruits sauvages et se couvraient de peaux d’animaux, ce qui est commun à tous les i peuples primitifs; il rapporte que, dans un temps I fort reculé, Bacchus envahit Pludc avec une puis- ! saute année, qu’il y fonda plusieurs villes, et qu’il apprit aux habitants Tari de taire le vin* Les Indiens firent un dieu de leur généreux vainqueur, qui ; régna sur eux de nombreuses années, et dont les i lils lui succédèrent. Diodore prétend que les Indiens Ses montagnes ont conservé cette tradition de Bacchus et de scs descendants*
Dî&dorc dit : « Parmi les lois singulières qui i « existent chez les indiens, il y en a une très éLoni » mute* enseignée par tes anciens philosophes du ■ ■ pays. Suivant celte foi, il ny a point desclaves;
TOCS LES HOMMES SORT LIBRES ET U01 VE M RESf PECTEU l’K(ÎAU te . » *
INJUBffS.
Mais cette loi d’égalité que Diodore trouve î étonnante n’existait nullement dans l'Inde ; Mm avait paru; et bien que sa loi ne fût point connur dans l'Occident, et n eût peut-être pas encore abrafi l’esprit du peuple, la division par classe existai Diodore nous en parle en ces termes :
« Toute la population de l’Inde se divise %nsq\ classes, La première comprend les philosophes;^ prêtres) ; c’est la plus petite en nombre, mais h pi* mière par ïe rang. Exempts de toutes charges pu bliques, les philosophes ne sont ni les maîtres, r| les esclaves de personne, ils sont employés par k particuliers pour les sacrifices publics et pour funérailles, parce qu'ils sont regardés comme lesis voris des dieux et instruits dans les connaissant relatives aux enfers. Ils reçoivent en récompensai leurs services des dons et des honneurs considéra blés, etc., etc.
« La seconde classe est celle des agriculteur qui paraît être de beaucoup la plus nombreus^ift paient une redevance au roi, qui est propriêtainit toutes tes terres de Vlnde; il n’est permis a adgp
FÀRTlCrLiER DE POSSÉDER UNE TERRE. OütVB CClfr
redevance, ils versent dans les magasins royaux 3 1 quart de la récolte.
« La trowiémc classe si? compose des pastel’us^ grand et du menu bétail, en un mot, de tous b bergers qui n’habitent ni les villes, ni les village et qui passent leur vie sous les tentes.
* ta quatrième classe comprend tes artisans, déni les uns fabriquent des armes, et les autres iustru-