‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 2)Chapitre 23 sur 44 · MÉTIER IMPOSÉ A CHAQUE CLASSE · texte numérisé non relu

MÉTIER IMPOSÉ A CHAQUE CLASSE

sait à Vinstant privé par le rot de tout ce qu'il possède e£ banni,

a II u£Eitf mieux s'acquitter de ses propres fonctions d’une manière défectueuse que de remplir parfaitement celles cTun mitre ; car celui qui vit eu accomplissant tes devoirs d’une autre classe perd sur-lû*champ la sienne, »

Aitacburète». IléfotH QMc^lqueii.

( Travailler, su rendre utile à son prochain, iT était point vertu; la vie la plus glorieuse était la vie contemplative et pénitente. Laissons parler Manou; û nous dira par quelle voie Ton arrivait à Tétât de perfection et au séjour des dieux.

a Le TîovicÉ, Thoküe marié , V anachorète et le dévot ascétique, forment quatre ordres distincts qui tirent leur origine du chef de maison.»

Le chef de maison, ou l'homme établi t qui observe les bonnes règles, soutient tous ceux qui ne possèdent pas de fortune. Cependant t

« Lorsque le chef de famille voit sa peau se rider et ses cheveux blanchir, et qu'il a sous ses jeux le fils de son fôs, qu'il se retire dans la forêt...;»

.Et alors qui! laisse pousser ses cheveux, sa

barbe, les poils de son corps et ses ongles; qu’il donne toujours et ne reçoive jamais rien; qu’il vive d'herbes, de fleurs, de racines, de fruits et des huiles formées dans les fruits.

Qu’il sc roule sur La terre , on qu'il se tienne toirt un jour sur le toui des pieds*..,. Dans la saison chaude, qu’il supporte Tachou de cinq feux; pendant les pluies, qu’il Expose tout nu aux torrents d'eaux que versent les nuages; durant la froide saison, qu'il porte un vêlement humide, W0mm£an£ par degrés ses austérités ... Qu’il n'ait plus ni f^u domestiques, ni demeure, gardant le silence le plus absolu,h

INDIENS

Qu’il ait pour lit la terre et se loge au piedte arbres. Quand if a tout donné, qu’il ne vive qv d'aumônes.

S’il a contracté « quelque maladie incurable, qu'lise# rige vers la région invincible du nord-est, et marche d'ut pas assuré jusqu'à la dissolution de son corps, aspirai: l'union divine et ne vivant que d’eau et d’air. *>

L'anachorète qui a passé dans la forêt la Iroisiènae période de son existence, embrasse mm ascétique' Qu’il renonce a toute espèce d’affeclions ! insensible à l'honneur comme au déshonneur, qui étudie les Fédas, qu’il dirige son esprit vers la délivrance finale.

k Qu’ il so i i to u j ou rs seul et san s c o m pagnon,,, ; qu'il d'ini feu ni domicile; qu’il aille au village chercheras» riture lorsque la faim le tourmen te; qu’il soit résigné, irn d'une ferme résolution ; qu’il médite en silence et firent esprit sur l'Etre divin.

ti Un pot de terre, la racine des grands arbres pour lubitalion, un mauvais vêtement, une solitude absolue,li même manière d'être avec tous, tels sont les signesq distinguent un brahmane qui est près de la délivra finale.

« Qm t ï 1 ne désire point la mort, qu’il ne désire points vie ; qu’il attende le moment fixé pour Lui comme unib m est i q u e atten d ses gages,.♦

« Qu'il purifie l'caii qu'il doit boire en la filtrant avec « linge, dans ta crainte de faire périr les petits animaux p pourraient s'y trouve

« Il doit supporter avec patience les paroles injurie^ ne mépriser personne et ne point garder rancune à quelqu’un au sujet de ce corps faible et maladif. »

Au contraire de l’anachorète, qu’il ait ses deveux, sa barbe et ses ongles coupés.

« S'ôtant muni d T un plat, d’un bâton et d'une aîjg#* qu'il erre continuellement dans un recueillement complu évitant de faire du mal à aucune créature animée -

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