DÉVOT ASCÉTIQUE
* Une sourde, un plat de bois, un pot de terre, une corbeille de bambou, teis doivent être, suivant les préceptes ià Marna** les ustensiles d'un dévot ascétique.
a Qu’il mendie sa nourriture une Cois par jour, et n’en désire pas une grande quantité; car Le dévot avide d\aumcuies finit par s'abandonner aux plaisirs des sens...
* Ali ü de ne causer la mort d'aucun animal, que le Aatinyasi, la nuit comme le jour, même au risque de se faire du mal, marché en regardant d terre. Le jour et la nuit, comme il fait périr involontairement un certain nombre de pelits animaux, pour se purifier, il doit se baigner et retenir six fois sa respiration.
ttTrois suppressions d 1 baleine seulement, faites suivant les règles et accompagnées des paroles sacrées : Bhour f Bhonvah, Swar, doivent être considérées comme Pacte de àvolion le plus grand pour un brahmane... Toutes les fautes que les organes peuvent commettre sont effacées par des *'ippressians d'haleine.
<| Qu'il efface ses péchés en retenant sa respiration; qu'il ftpie ses fautes en se livrant au recueillement le plus abs m*.<; qu'ü observe la marche de Pâme à travers les diffémts corps, méd Liant avec délice sur l'à me suprême, assis, nay&nl besoin d'aucune chose, inaccessible à tout désir mensuel, sans autre société que son àme, qu'il vim ici-bas ^ arw PcÈÉflite de la béatitude étemelle*
“ jetant de celte manière affranchi par degrés de toute uffadion mondaine , devenu insensible à toutes tes conditions opposées, comme P honneur et le déshonneur , il est absorbé fflur toujours dans Brahma...
* ba sainte écriture est un refuge assuré même pour ceux î Ul n f la comprennent pas, pour ceux qui la comprennent
la lisent, pour ceux qui désirent le ciel, et pour ceux P aspirent à une éternité de bonheur. »
Telle est lu vie du solitaire indien. Il sacrifie son existence présente pour conquérir une éternité de bonheur, II ne pense qu’à lui, il n'agïfc que pour et son sacrifice, inutile à la société, est un salifiée égoïste; la loi de Manou le reconnaît fort bien quand elle dit ;
“ h''amour de soi-même a'est pas louable ; toutefois
lÜDISffB*
dans ce monde rien n'cn est exempt; en effet, l'éluda h la sainte Ecriture a pour motif l'amour de süh-mème t d< môme que la pratique des actes que prescrivent les livra sacrés. »
Et cependant Manou accepte et encouragea actes égoïstes. II pousse , autant qu'il le peut, H contemplation, à la rêverie, à l'inaction, et c'est li ce que nous condamnons.
Vie fiat nre. Transmigration.
Parlons maintenant des récompenses et des châtiments dans un autre monde; de la transmigrait des âmes dans différents corps. Nous dirons ensuit par quelles pratiques on peut se laver de tous la péchés. Manou dit :
« L'homme qui accomplit fréquemment des actes n' u gieux intéressés parvient au rang des dieux; maïs celui f aceomplit souveni desœuvres pieuses dèsint.érmées se pouille pour toujours des cinq éléments et obtient la délivrance des liens du corps.Voyant également Pâme suprénr dans ions les cires, et tous lès êtres dans lYime suprême en offrant son Ame, il s'identifie avec l'être qui brille ds son propre éclat...
« Les âmes douées de la qualité de bonté acquièrent nature divine, celles que domine la passion ont en (>artar la condition humaine, lésâmes plongées dans l'obscur^ sont ravalées à l'état des animaux : telles sont les trois principales sortes de transmigrations.*.
« Si Pâme s'est adonnée fréquemment au mal etnif' ment au bien, dépouillée, apres la mort, de son corpstr« des cinq éléments, et revêtues d'un autre corps formé te | particules subtiles des éléments, elle est soumise aai N turcs infligées par Yama...
« Des tourments de toutes sortes leur sont réservés t |!i seront dévorés par des corbeaux et par des hiboux; ils an- ( feront des gâteaux brûlants, marcheront sur des sa^ enflammés et éprouveront fin supporta b le douleur mis au feu comme les rases d'un potier...
VIE future* transmigration* il'?
« Après avoir passé de nombreuses séries d'années dans les. terribles demeures infernales , a la fin de cette période, ks grands criminels Sont condamnées aux transmigra^ lions suivantes, pour achever d'expier leurs fautes*
« Le meurtrier d’un brahmane passe dans le corps d'un iftian, d'un sanglier, d'un Ane, d'un chameau, d'un taureau, d'un bouc, d'un bélier, dune bête sauvage, d'un oiseau, etc*, suivant la gravité du crime* a Que le brahmane, qui boit des liqueurs spiritueuses, re- I iaaisse sous la forme d'un insecte, d'un ver, d'une sauterelle, d'un oiseau se nourrissant d'excréments, et d'un animal féroce* f ë
« Le brahmane qui a volé de for passera mille fois dans des corps d'araignées ^ de serpents , de caméléons, d'anï- ! maux aquatiques et de vampires malfaisants*
« L’homme qui a souillé le lit de son père naturel ou spirituel renaît cent foi! à fêlai d 'herbe, do buisson, de liane, d'oiseau carnivore, comme le vautour, etc*, etc*
« Ceux qui mangeai des aliments défendus deviennent i des ver a *. * Ceux q u i eu u r ti se u t des fem m es de la basse cl asse des esprits.
a Si un homme a dérobé par cupidité des pierres precieoses, des perles, du corail ou des bijoux de toutes sortes, i! renaît dans la tribu des bijoutiers ...
b Pour avoir du grain, il devient rat dans la naissance qui suit : du laiton, cygne; de Peau, plongeon ; du miel,taon; du lait, corneille; le suc extrait d'une plante, chien; du beurre clan Lié , mangouste; du sel, cigale; du faille, eicogue; une toile de lin , grenouille ; une vache, crocodile, etc*, etc*
« Les femmes qui ont commis de semblables vols en couretit une semblable souillure; elles sont condamnées à s’unir à ces cires comme leurs femelles, etc. »
Ceux qui ne remplissent pas les devoirs de leurs classes éprouvent aussi des transformations dégradantes* Nous r avons déjà dit, le soudra qui néglige ses occupations devient un mauvais génie qui se i nourrit de poux.
INDIENS
Comment on expie l«i crime*.
Maïs tous ceux qui commettant des crimes nt vont pas en enfer, et ne subissent pas les terribles transmigrations dont nous avons parié* On pem expier toutes les fautes par des pratiques et despéuitences, quelquefois mortelles* Ainsi , Je brahmane qui a tue un brahmane par mégarde, (toi: aller habiter pendant douze ans une cabane ûm une foret, y vivre d auinéne, et avoir avec soi, comme marque de son crime, le crâne de savk time, ou tout autre crâne humain**. Si le coupulik est un guerrier, et s il a tué volontairement, ildoi de son plein gré s'offrir au but des archers, oa a jeter dans un feu ardent la tête la première*
Le brahmane, meurtrier d’un brahmane* peut encorf s établir a auprès d'un village ou d\oi pâturage dauches, ou dans un ermitage, ou au pied d’an arbre:#sacre , n ayant d’autre désir que de faire du bien aum et ajijv brahmanes, Là, pour sauver une vache ou un brahmane, qu Ü fasse sur-le-champ le sacrifice de sa vif; celui qui a sauvé une vache ou un brahmane, eipiip crime d avoir luë un homme de la classe sacerdotale* Sw crime est encore expié lorsqu'il essaie, au mollis trois fois, de reprendre par force à des voleurs te bien d'un bbaumw qu ils enlèvent ,
« Ou bien , si un brahmane vertueux en lue saes intention un autre qui n’avait aucune qualité, il petit&qifr vcm envie eîi4e proclamant dans une assemblée de birmanes et de kchatriyas réunis pour le sacrifice tin cheval, et en se baignant avec d'autres brahmanes à l'issue de II ceremonie—
« Le dwidja qui a été assez insensé pour boire, avee intention, la liqueur spintueuse extraite du riz, doit boirt de la liqueur eaflammée* lorsqu'il a brûlé son corps pain* moyen, il est déchargé de son péché ; ou bien il peut boire, jusqu à ce qui! en meure, de rurine de vache, ou de l'eau.