COMMENT ON EXFÎE LES CRIMES
Rien n’est tel que la dévotion I la dévotion ouvre le ciel aux plus grands criminels. Manou dit:
« Tout ce qui est difficile à traverser, difficile à obtenir, difficile à aborder, peut réussir par la rêvotton austère ; m la dévotion est ce qui présente le plus d ohstacles.
« Les grands criminels, et tous les autres hommes coupables de diverses fautes, sont déchargés de leurs pochés par des austérités pratiquées avec exactitude.
ûtes âmes qui animent les vers, les serpents, les sauterelles, les animaux, les oiseaux, et même tes végétaux, parviennent au ciel par le pouvoir de la dévotion austère.
wTout péché commis par les hommes eu pensees, en paroles ou en actions, ils peuvent le consumer entièrement sur-le-champ, par le feu de leurs austérités, lorsqu'ils ont pour richesses la dévotion,
" a Les habitants du ciel agréent les sacrifices, et accomplissent les désirs du brahmane toujours purifie par la
dévotion,,, . , .
fi ijue tout homme, selon ses moyens, fasse des présents au® brahmanes versés dans la sainte Ecriture et détachés d# choses de ce monde; après sa mort il obtiendra le ciel »
Les guerriers, les rois qui succombent au champ d'honneur, vont au ciel. Ils ont lavé leurs souillures pur leur mort héroïque.
& Les herbes, les bestiaux. Les arbres, les animaux amphibies et les oiseaux dont les sacrifices ont termine 1 existence, renaissent dans une condition plus relevée.,
« Les hommes qui ont commis des cri mes, et auxquels le roi a infligé des châtiments, vont droit au cid exempts de soui llure, aussi purs que les g&ns qui ont fait de bonnes ttfïona . «
Et fallait-il s’effrayer, d’après ce que nous venons d’exposer, des peines de l’enfer? des transmigrations des âmes dans les corps les plus hideux?—. lî était si facile d’échapper à tout celai — La société indienne ne devait point être vertueuse : on lut
avait trop appris comment elle pouvait vivre sar» vertu.
Éducation. Kocur*»
Kntrons maintenant dans quelques détails surféuucation, les usages, les mœurs . et nous pénétrons ensuite plus avant au cœur de cette vieille», ciete pour en bien faire comprendre la pénible situation. Procédons sans trop d'ordre et au galon.
Le pere, en mariant sa fille, ne doit peint re», voir de présents, parce que cela constitueraitunt vente, et serait déshonorant. Cependant, le jourà mariage, les invités à la noce peuvent faire des t uns a la mariée et lui former ainsi en partie soi ménage.
Il était enjoint aux hommes de n'épouser que des vierges. Un homme de trente ans devait ép» ser une fille de douze ans. Un homme de vingtquatre ans une fille de huit ans. Telle était la loi,
Que le mari soit ou non débauché, la femws Je doit révérer comme un Dieu; elle ne doit nai se remarier; elle doit Je servir pendant sa vie et If servir encore après sa mort. Si la femme meurt, le mari la fait brûler et prend une autre femme; il pe u meme en prendre plusieurs, car la polygamie existe maigre la retenue calculée de la loi à ce! , egard. La femme veuve entre sous la dépendants de son pere, de ses (ils, de ses parents ou du roi; parce que, dit ta loi, « une femme ne doit jamais " se gouverner a sa guise. » On a vu des femmes st jeter sur les bûchers de leurs maris, préférant mou-
ÉDUCATION, USAGES. HOEURS. 123
riravec honneur que de vivre dans la contrainte ou dans îe mépris. «f Une femme qui a été infidèle
* à sou mari, renaît dans le ventre tVun chacal. *
Un enfant mort avant Tàge de deux ans, on
l’expose dans un champ * et on ne ramasse pas ses ! os : « On le laisse, dit ta loi, comme un morceau de
* bois dans la foret* »
Pour arriver à Tétai d'homme régénéré, il fallait recevoir quatre sacrements : le baptême, la tonsure,
' Vinmtitwe ou initiation, et un dernier, dont il n'est pas facile de comprendre la portée. L'élève s’attachait à un maître chargé du soin de son éducation. Divers costumes étaient imposés aux jeunes gens des diverses classes, et celui des classes élevées devait être le plus beau. Les vêtements usés, on les jetait dans le feu. L'élève devait honorer sa nourriture, se laver la bouche après le repas.il (levait mendier jusqu’à la fin de son noviciat. Mendier, vivre d'aumônes, c’est une grande vertu pour un novice ou élève indien. L'élève doit être humble devant son maître;il doit lui baiser les pieds, et ae point saluer ses parents qu'ils ne le lui aient permis, L'étude de la théologie pouvait durer trentesix ans. Le maître avait le droit de frapper l'élève avec la corde ou une verge de bambou. L élève devait, a la fin de scs études, faire un présent à son maître; il pouvait aussi s'attacher è lui pour toujours, et le servir même après sa mort.
Dans les principales classes, il y avait des gens non établis, et en plus les gens établis ou chefs de I maison, les anachorètes, et les ascétiques. Les inaî-
XDIEJVS.
très de maison et le gouvernement nourrissakru des foules de mendiants, qui vivaient avec gloire dans le métier le plus avilissant Un chef de msisoii ne devait manger que dans sa maison : il devait donner Thospitalité a celui qui se présentait Je soir
Manou dit qu'on ne doit manger d'aucun animal sans s*ètrc conformé à la cérémonie du sacrifice:, et que celui qui enfreindra la règle, sera dévorée Tautre inonde par les animaux dont il aura munjï la chair illicitement . Les tueurs d'animaux ont k | soin de purification. Il est des viandes permis mais il vaut mieux s'en abstenir, et ne vivre que At grains et de racines, comme les anachorètes J faut, selon Manou, se bien pénétrer de la petm que voici : « Unie dévorera dans l'autre monde,®
<* lui dont je mange la chair ici-bas ! *>
L'homme qui laissait pendant dix ans , sansf 1 position, un autre homme jouir de ses biens,t pouvait plus les lui réclamer ensuite; H y avait a!«J prescription. L’héritier devait acquitter les dette | du défunt auquel il succédait dans la possession de biens. Lescontrats faits par des idiots, des fous, de. ! étaient nuis. Je n'entre pas dans le détail des te de successions et autres lois relatives aux procès J y avait des épreuves par l'eau et par le feu. Il ne W lait pas tutoyer les supérieurs; il ne fallait pas uriiK' en face du soleil; il ne fallait pas... Mais supprimé un grand nombre de prescriptions singulières.
Cérémonie*. Ceux <iu'on en cidnalt.
il v avait des cérémonies en ['honneur des die®
EXCLtS DES CEREMONIES.
et des mânes, qu'on appelait les seabdhas, qui étaient accompagnées d'un repas public : il y avait lesraddhu journalier en l'honneur des mânes, et k sraiMha mensuel. Le premier était célébré par lin petit nombre de brahmanes et d'autres personnes; le second, au contraire» était célébré par an grand nombre de brahmanes et des multitudes dilemmes. Mais il y avait des gens mal notés qui devaient s'en tenir éloignés : et comme leurs vices donnent la mesure des vices du temps, nous devons direquels étaient ces gens mal notés, bien que beaucoup d'entre eux fussent extrêmement éloignés de mériter la défaveur dont on les frappait. Quoi qu il en soit, en faisant l'énumération des exclus, nous découvrons d'un seul coup les travers de la société, ses rigueurs, sa dépravation, ses préjugés.
Ceux que la loi exclut des sacrifices, sont donc :
'î les brahmanes qui ont commis des vols t ou qui se sont mndus coupables de grands crimes; ceux qui sont muqiM' ceux qui professent ['athéisme; un novice nui négligé Tétude de la sainte écriture;.., un joueur, les qui sacrifient pour tout le monde, les médecins, les qui montrent des idoles , les marchands de vian- % ceux qui vivent d'un trafic, un valet au service if une 7 e 011 d'un roi» un homme ayant une maladie des onjp des dents noires, un élève qui résiste aux ordres i ^ jn directeur;... un phthisique, un ncmrrisseur de {fêshaux;... un ennemi des ukahmanes, un danseur de pro- ™'n, un dévot ascétique violateur du vœu de chasteté, e tuarî d 'une femme de la classe servit en prem ières noces, Jiüls dune femme remariée, un homme borgne, un mari la maison duquel est un amant;... Vêlève d'un solide a ,
! fe soudra prêûeptmr : — un inc esdi aire , un emcoison- NKD *îV wti marin,nu poète panégyriste, un fabricant d huile, r. in g