ORGANISATION DE LA POLICE- VOLEURS
de cette police et des lieux où elle les faisait. Cela vient a l'appui de ce que nous avions déjà voulu prouver ci-dessus. Citons Manou :
*t Pour maintenir le bon ordre dans ses Etats, que le roi se conforme toujours aux règles qui suivent :
« pour deux, trois, cinq, ou môme cent villages, Rivant leur importance, qu'il établisse une compagnie de gardes (ou plutôt une armée), commandes par un officier de confiance, et chargé de veiller à la sûreté du pays- « üu J il institue un chef pour chaque commune, un chef de dix communes, un chef de vingt, un chef de cent, un
Ch fte chef d'une commune doit lui-môme faire connaître au chef de dix communes tes désordres, com me vm, mgandaqes, à mesure qu'ils ont lieu dans sa juridiction, /ors- L'U ne peut pas les réprimer; le chef de dix communes doit en faire part au chef préposé pour vingt, etc., etc.
Et ensuite tous ces chefs doivent s'entendre pour vaincre les voleurs et les brigands. Ces brigands assiègent des villages, ces brigands sont répandus dans tous les lieux,, et pour les découvrir et pour s’en rendre maître, il faut prendre des précautions infinies. Manou dit :
<1 Lus voleurs publics sont ceux qui subsistent^ vendant différentes choses d'une manière frauduleuse-, les voleurs cachés sont cens nui s'introduisent secrètement dans une maison par une brèche faite à un mur, les briganus vivant dans les forêts et autres , les hommes qui se laissent cwrompre par des présents, ceux qui extorquent de g . par des menaces, les falsificateurs, les joueurs, les diseurs de bonne aventure, les faux honnêtes gens, les ch i romanciens, les dresseurs d'éléphants et les charlatans, q font pas ce qu'ils promettent de faire, les hommes qm exercent a tort les arts libéraux , les adroites courtisanes.......
« Les places fréquentées, les fontaines puhlîq^ïes boulangeries r les maisons de courtisanes, les boutiques^ distillateurs, les maisons de traiteurs , les endroits ou quuti e rouies se croisent, les grands arbres cOüsacres, les tssi
INDIENS
blêes et les spectacles, les anciens jardins royaux, les forée les .maisons des ahtisans, les bâtiments déserts, les hnis et les parcs : te»:; sont les liens, ainsi que d’autres de ce genre, que le roi doitïaire surveiller par des sentinelles et leui^ atr ° UleS ’ R * *' al ’^ es es pi° iis > afin d’écarter les ve-
, * Par |® moyen d ’espions adroits ayant été voleurs , mu s associent avec les voleurs, les accompagnent et sont bien au fait de leurs différentes pratiques, qu’il les découvre* les fasse sortir de leurs retraites el
« Si les hommes qui sont chargés delà garde de certains cantons, ou ceux du voisinage qui ont été désignés restent neutres pendant les attaquésdes moteur** que fe roi les mu nisse sur-le-champ comme lels a Lorsqu nu village est pitié par des voleurs^ lorsque les aigues sont rompues ou lorsque des brigands se montrent sur le grand chemin j ceux qui ne s’empressent pus d’accourir au secours doivent être bannis, emportant avec eux cr qu'ils possèdent. »
Les voleurs étaient l’effroi (le l’Inde; tous les maui débordaient sur ce beau pays, et cependant la loi était sévère, comine on va le voir tout à l’heure. On comprendra donc que la sévérité, que la barbarie même de la loi, ne réforme pas les mœurs, ns guérit point !e mal ; et qu’on ne peut attendre les améliorations sociales que de la véritable justice el des vraiment bonnes institutions.
1*49 itf [K'Itâlpq.
Les jeux et les paris étaient considérés comme des vols manifestes. Le coupeur de bourse, pour son premier vol, devait avoir les doigts coupés; pour son second, il perdait un pied et une main; et pour le troisième, il subissait la mort. Le voleur qui faisait brèche à un mur pendant la nuit et avait volé, subissait l’amputation de ses deux mains : il était en-