LOIS PÉNALES
suite empalé sur un dard aigu* Le voleur des objets trouvés, dont le roi avait le dépôt, était foulé sous les pieds d'un éléphant* Les prisons étaient placées sur la voie publique, afin que les criminels, affligés et hideux, fussent exposés aux regards de tout le monde. Les recéleurs et les protecteurs des voleurs étaient punis comme les voleurs mêmes. Celui qui rompait la digue d'un étang était noyé ou décapité. Celui qui vendait de la mauvaise graine pour de la bonne, et celui qui détruisait la marque des limites. Etaient marqués sur la figure. Lesoudra qui avait volé de For h un brahmane devait porter sur son épaule une massue de fer au roi. et lui dire: Seigneur, pu* ni&sefc-moi. Le roi ne le frappait qu'une seule fois; tant mieux pour le coupable s'il n'en mourait pas.
H Mais lé plus pervers de tous les fourbes, dit Manou, «Lun orfèvre qui commet une fraude : que le roi le fasse couper par morceaux avec des rasoirs. ïj
Celui qui enlevait des hommes ou des femmes de bonnes familles était puni de mort. Les séducteurs étaient bannis après mutilation. Le soudra, pour le Brême délit, subissait la peine capitale. Celui qui avait souillé le lit de son père naturel ou spirituel (levait êtrje couché sur un lit de fer brûlant, où on lui faisait baiser des statues de femmes rougîes au feu, etc., etc.
La loi de Manou punissait en ce monde, menaçait de peines terribles dans l'autre, et Ton sait jusqu’où les transmigrations pouvaient étendre le châtiment dans les naissances futures. A côté des menaces de toutes sortes, on sema des préceptes de morale dune grande beauté.
INDIENS
ÜanJinefl anomie* de OTitnaii.
Voici quelques-uns de ces préceptes :
u Que le roi se conduise comme un père avec ses sujets. Un roi qui se livre au plaisir perd sa vertu et ses richesses; s'il se livre à la colère r ü perd l'existence par ta vengeance de ses sujets,..
« Le meilleur pour un brahmane, c’est de ne faire de provision de blé que pour uo jour,,.
a Ne vous servez point d’armes empoisonnées.,*
tt Soyez humains envers les vaincus et envers celui qui se rend.,*
<t 11 se repaît de péché celui qui ne eu il que pour lui seul,..
« Celui qui désire le bien de toutes les créatures jouît d'une félicité sans fin..,
« Les hommes instruits se purifient par le pardon des offenses...
« Rendez le bien pour le mal,*,
a Le mari ne fait qu'une même personne avec son épouse.,,
« Un homme et une femme* unis par le mariage t doh ven t bien se gardeT d'ètre jamais désunis, et de se manquer de foi Tun à l'autre...
« Les méchants disent : Personne ne nous voit. Mais les dieux les regardent ainsi que l'esprit qui siège en eux.»
Révëiatlan. *
Pour donner plus d’autorité h la loi, on la fit descendre de Dieu même. Et Manou dit et redît souvent ceci sous toutes sortes de formes:
a Le sage doit reconnaître l'autorité de la révélation et se renfermer en son devoir,,.
« La révélation t c'est le livre saint (te Véda)^ et la tradition, c’est le Code de la loi . L’un et l'autre ne doivent dira cojttestês sur aucun pot ni. Certes, T homme qui se conforme aux règles prescrites par ta révélation et par la tradition, acquiert de la gloire dans ce monde et obtient dans l'autre une félicité parfaite :