RÉSUMÉ. RÉFLEXION
lions auraient continué de vivre séparées et de se maudire. Oh ! qu'ils font tlu mal aux. hommes, ceux qui les séparent par petites fractions arbitraires, par castes jalouses entre lesquelles ils ont jeté les hideux préjugés, les monstrueuses préventions, barrières infranchissables !...
Inde 1 beau pays! le mal que Manou et les brahmanes l'ont fait peut-il être réparé?... Depuis combien de temps vis-tu comme si tu ne vivais pas et combien de temps encore devras-Lu vivre de la même sorte L*.
Arrêtons-nous, et réservons pour d autres parties do cet ouvrage quelques détails relatifs a l Inde, tels que l’invasion d’Alexandre, les sut lis ou bûchers des veuves, la mention de plusieurs produclions littéraires, et des peintures de mœurs. Maintenant, hâtons-nous de passer chez les Perses.
PERSES
iraprèf* le* fmdnfonu «rieotales.
Suivant les traditions orientales, le premier monarque qui régna sur la Perse, fut Caïoitbiors : ii était maître de tout l’univers. Il aimait à vivre dans la solitude et sur les lieux élevés ; et, à cause de cela, on 1 appela le roi de ta Montagne, Caïoumors était beau et plein de majesté ; à sa vue, les hommes se sentaient pénétrés de respect et d’eïfrüL II civilisa d abord sa propre famille, ensuite il enseigna aux hommes plusieurs arts et plusieurs sciences, ce qui tendait à rendre leur sort plus doux. Il leur apprit îa manière de filer la laine et le poil, pour faire des vêtements, et fit connaître les règles delà justice et de Péquité.
Cependant, un grand nombre d’hommes et de génies, persistant dans leurs habitudes cruelles et sauvages, déclarèrent la guerre au roi et lui tuèrent son fils. Caïotimors marcha a la lête de son armée, à
CAÏOUMOllS.
quelle s’étaient joints des lions* des tigres . des anthères et autres bêtes féroces ; il livra combat, des génies et les méchants furent vaincus : les viles qui Pavaient suivi les dévorèrent,
U tradition dit que Caïoumors vécut mille ans ^qu’il en régna trente.
I Boüschenc lui succéda. li fonda des villes, in* i-nta des arts utiles aux hommes, fit couper des irbres. en tira des planches, et des portes et des ^metures furent placées à rentrée des maisons; lit creuser des mines d'or, d’argent, de turquoi- ■i% etc. Il pratiqua la justice ; il fonda des temples.
I iprès Househenc, vinrent d’autres rois.
Tahhouiias régna trenteans. Il combattit et vain* |É les mauvais génies ; il enseigna aux hommes Hë servir de la bride et de la selle, et b. monter à IievaL
Djemchid régna sept cents ans. Il divisa le peufl tm quatre classes : celle des prêtres et des sa* unis, celle des gens de guerre, celle des agricul- », et celle des artisans. Il avait d’abord suivi la faie religion, mais Arimane, ou le génie du mal, «yattlapproché, lui fit croire qu’îl était dieu,et dès Moment, ce roi voulut se faire adorer. Ceux qui k voulurent pas reconnaître sa divinité durent ièir,Ma&ce tyran fut renversé et torturé. Son corps folseièdaas toute sa longueur, ainsi qu'un arbre jo’onouvre par le milieu.
Drohac, le vainqueur de Djemchid, régna mille p. Il finit par se livrer h la magie et à toutes les
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débauches. H fomentait l'idolâtrie ; introduisait dans le pays l'usage de fouetter el de pendre. Ses sujets le détestèrent et une révolution éclata.
Il y avait à Ispaban un forgeron nommé Cxvm On vint lui dire que ses deux fils venaient d'êtremis a mort par les satellites de Drohac. Cavch semeü parcourir la ville: il exhale son désespoir par dfô cris* La population s’émeut, le suit : et le tablier de peau du forgeron, placé au bout d’un bâton, devient l'étendard de l'insurrection. Le lieutenant ùn roi est saisi et mis à mort ; et Drohac s’enfuit de h ville. Cent mille hommes réunis autour de Carck veulent faire un roi du forgeron, mais l'artisan ro fuse tant d'honneur T fait proclamer Âfridoun et \i t réserve le commandement de farinée. 11 poursuit Drohac, lui livra bataille, le vainquit elle puait de ses cruautés.
Afridoun régna cinq cents ans* Après ce règne, on en voit d’autres encore fort longs, fort glorim et plus ou moins remplis de faits extraordinaire^ est question delà naissance, de l’éducation, des nombreuses aven tn res guerrières d’un Roustam, d'un vrai chevalier errant. 11 croise journellement l’épée,h lance et la massue contre une foule d’autres cheviliers, braves comme lut. Mais ces combats, & aventures merveilleuses, trouveraient leur p!a« dans les contes des Mille et une nuits , bcaueau]' mieux qu’ici.
Gouschtasp ramena le calme flans la Perse* b roastre serait n é sous son règne, et c’est dé co sage que nous devons nous occuper un moment.
ROASTRE.
«orotllre
La religion des mages s f était altérée; une grande partie des Perses se livraient aux cultes des idoles et pratiquaient la magie. Dieu eut pitiédeshurrmins et prépara la venue de Z oroastre sur la terre.
Dôgdo étant grosse, crut voir en songe des bêtes féroces qui voulaient arracher de son sein l'enfant qu’elle portait ; mais ce fruit caché la rassura en lui disant que ces animaux ne pouvaient rien sur lui.
Lu voix qui se faisait entendre était celle de Zoroastre; Zoroastre parlait donc avant d’être sorti du sein
I de sa mère,
A peine Zoroastre ful-i! né, que les magiciens, inspirés par le principe du mal , cherchèrent à le perdre; mais le principe du bien veillait sur lui. Le jeune sage passait les jours et les nuits en prières ou à faire <le bonnes œuvres. À ï’àgede trente ans il commença à voyager i il parcourut plusieurs pays ; lise retira ensuite dans les montagnes, où il passa plusieurs années. Ce fut dans la solitude que Dieu vint le visiter, et lui inspirer la loi nouvelle; il lui donna aussi le courage d’aller la prêcher à la cour du roi Güttsèhtasp. Le livre de Zoroastre qui contient cette loi, a pour litre le Zcnd-avesia.
Zoroastre, ayant reparu au milieu des populations pour y prêcher sa doctrine, les mauvais génies et les magiciens l’assaillirent de nouveau ; ils voulaient 1 r faire renoue er au li v re p ré ci eux qu’il t e na i t d e Dieu même. Le prophète, indigné contre eux, poussa un grand cri, et les mauvais génies se cachèrent
PERSES
sous terre : les magiciens moururent d’eÛTOÎj b rexception d’un petit nombre qui se soumit au prédicateur de la loi nouvelle.
Zoroastre voulait se rendre auprès de Gousehiasp, mais les calomnies ravalent devancé ; il lui fallait user d’un miracle pour se faire accepter. Il savait que le roi elles conseillers étaient réunis dans fa salle des assemblées. Zoroastre néglige les voies ordinaires ; il passe à travers le plancher, et apparaît tout à coup aux yeux du roi et du conseil qu’il remplit d’elfrûi. IJ fut cependant interrogé : ses réponses étonnèrent l’auditoire• Les conférences ayant succédé aux conférences pondant plusieurs jours, Zoroastre confondit les sages et les savants. Il dit au roi qu’il était Venvoyé de Dieu, lui présen ta le Zenàavesta, en lui prédisant que, s’il ne suivait paseette loi nouvelle. Dieu briserait sa gloire et l’enverrait en enfer.
Le roi demanda un mimde. « h'Avesta, répondit « le sage, est le plus grand des miracles. Quand lu <r Pauras lu t tu n’en demanderas poiut d’autres. * Cette épreuve fut! entée, elle roi ne fut point émerveillé : * YÀvesta passait son intelligence, a» Le roi et les sages de sa cour demandaient d’autres miracles. Zoroastre en fit plusieurs, et le roi embrassa la nouvelle religion. Mais ses courtisans calomnièrent le réformateur, lui imputèrent des crimes, en fabriquèrent les apparences , et Zoroastre fut mis dans une prison.
Gouschlasp apprit bientôt que les jambes de son cheval noir de bataille lui étaient remontées dans
ZOttOASTBE- Ht
tveotic. Il consulta les médecins; les médecins fjpurent rien,
foiroastre ayant été appelé» déclara que cette guém h était pas impossible. Croyez, dit-il au roi, suis le prophète de Dieu; acceptez la loi nouât, engagez-vous à la propager, et vos souhaits xml accomplis. Le rot crut; il promit de faire ce pe le sage demandait, et les quatre jambes du che- J noir reparurent et reprirent leur état naturel. Dès que Zoroaslre eut expliqué la loi au roi, des missionnaires sillonnèrent le pays, et prêchèrent le niveau culte. Des temples au dieu de la lumière levèrent de toutes parts : le révélateur grandit ians T esprit des populations.
Avant la venue de Zoroastre, les Perses adoraient, .osl que les Babyloniens, le soleil, la lune, leséloiti Le révélateur développa le culte, institua des 'Mnonies, réforma les mœurs.
Au-dessus de toutes choses, il plaça le temps sans «Ames, ou T éternité, père et mère tTQuiHuzB d T abord, lieu de la lumière , principe de tout bien ; d àrimane Laite, dieu des ténèbres , principe de tout muf* OuMt zn produisit la prière et l'adoration ; créa 1 uaivers; et régna seul pendant un laps de temps. Arhiane se manifesta, et opposa sa puissance à a pu is sau ce d ’ Orm u zd.
OflMUZD créa les animaux utiles ; il créa F homme, &b ons gé n i es, qu i son 11 es m ch aspands et le s izeds * AmsiAîîB créa les animaux nuisibles, les mauvais iteies, appelés les darvands et les dews, année malfaute.
PERSES
Ormpzd, les amschampands et les izeds protègent 1 les hommes etla création ; Arimake, les darvandsû les dews, n’ont pour but que le mal et la destruction. ,
Les génies du bien et les génies du mal remplis- ' sent le monde et se livrent de perpétuels combats, au terme desquels Arihase doit succomber, des! cendre dans l’abîme, d’où il doit sortir purifiée! soumis à Ormlizd»
Ainsi les hommes bienfaisants iront au ckl ; mi tjui se sont laissé corrompre par Ârimane iront cd enfer; maïs cet enfer ne sera pas plus étemel pour eux que pour celui qui les avait séduits» entraînés dans sa chute : la guérison et le salut sont au bout de fa pénitence*
Je ne puis m'étendre sur le Zmd-ave$ta f lïvresacré des anciens Perses* que l'on croit devoir à Zts roastre ; j'en extrairai seulement les courts froments que voici :
« Zoroaslrc consulta Ürmuzd en lui disant : 0 Onnuzdf absorbe dans Pexcellence, juste juge du monde pur T qui existe par votre puissance» quelle est cette grande pstroEe donnée de Dieu, cette parole vive et prompte» o Ürnniïi, mtesrle moi clairement» qui existait avant le ciel» avant 1 eau» avant ]a terre, avant les troupeaux» avant les arbres» avant le feu fils 4'Qrmuzd, a?ant l T homme pur » avant ks dews, les kharfesters hommes (production des dewsi, avant tout le monde existant* avant tous les biens, m les purs germes donnés cTOrmuzd !
« J'annonce bien la parole aux hommes, dit Éoroastrc; je l'annonce avec science» avec intelligence. Ormuzd dit expressément qu'il rend grand celui qui est pur, celui qui a soin de respecter Orrauzd et le peuple auquel il a pense dès le commencement*
« Orra uzd dit ; il y a trois mesures d'actions, quatre états, et ci nq places de cher,
ZOROASTKli.
a Les mesures d'actions sont la pureté de pensée, la purutècié parole, la pureté d'action, .
dLes états sont celui de rAlhorne, celui du militaire, cHui du laboureur, source de biens* et celui de I ouvrier. Mes les fois que l'homme pur agit avec droiture de peu - V droiture de parole et droiture d'action, pesant bien te ^il fait, et instruit par la loi r il donne I abondance au
^Us chefs sont celui de lieu, celui de rue, celui de Tille celui de province, et Zoroastre, le cinquième., lui qui «tau-dessus des provinces, leur Destour : car ces quatre dignités viennent de Zoroastre, sont de son mstilutiou , savoir : celle du chef de maison, celle du chef de jm pelle du chef de ville, celte du chef de province. L etablissement de ces quatre dignités est de Zoroastre.
« Quelle est la pensée pure ? C est celle qui a pour objet le commencement des choses. Quelle est la parole pure. C^tle mansrespand. Quelle estl action pure? C est d invoquer avec respect le peuple nombreux, quiaete crte dans le oom mencement (t). »
Le Zend-avcsta est un amas de prières, de poésies métaphysiques, de narrations mystiques, de préceptes de morale ; on y trouve ensuite quelque chose de positif, qui est la loi de ce monde et la lot d T un monde futur. Mais cette œuvre attribuée à Zoroastre n’a ni la elarté des lois de Manou, ni la précision et la grandeur des livres de Moïse, ï! > a en elle quelque chose de vague, de romanesque môme,
[1)Le premier qui a traduit en français le Zend-avesta, livre qui renferme la loi morale, ta loi religieuse et ta loi civile des anciens Perses, c'est ANOUEm-DuPEïiRON, le frère de tuteur de VHmire de France et du Précis de C Histoire universelle, Anquelil-Du perron étudia les langues de 1 Orient sm les lieux mêmes, et recueillit de nombreux manuscrits qu'il mi t en ordre à son retour en France. Nous devons beaucoup à ce savant laborieux. M. Bu motif a donné aussi des études très sérieuses lurrOrient; mats comme je n'ai pas pour but de faire une œuvre d'érudition* je ne pense pas avoir à en faire usage.
PKKSES.
qui ne nous satisfait pas complètement» Cependant, des beautés, de hautes inspirations, des accents de mansuétude et de fraternité s’y font remarquer m grand nombre, et la recommandent aux méditations des hommes.
Comme nous ne pouvons nous étendre sur cette œuvre, bornons-nous à ajouter les quelques maximes très remarquables que voici :
u Dans le doute si une action est bonne ou mauvaise, abstiens-toi.
« Jour et nuit, songe à bien faire, car la vie est courte.
tt Si tes bonnes actions sont plus nombreuses que les fautes, le ciel te sera réservé; si ce soûl au contraire te fautes qui remportent. Tenter f attend,
« Dieu a voulu que les hommes soient jugés enraisondu mal et du bien qu'ils auront lait.
k Pour prêcher aux autres le repentir et la pénitence, il faut soi-môme être pur de toute faute; il faut que le zèle soit sinccre, que le cccur et la parole soient toujours rfaccord, et que Ton donne Texemple delà bonté et de la justice»
La religion de Zoroastre diffère essentiellement de celle de Manou ; elle n’abaisse point le travail; elle ne place pas les pratiques de dévotion au-des* sus des bonnes œuvres. Les prêtres de Manou t les brahmanes, étaient les tyrans du peuple ; les prêtres de Zoroastre, les mages, avaient un caractère plus grand, plus humain, plus fraternel.
Nous venons de donner un court résumé des premiers temps de la Perse, puisé aux sources orientales» D’après les auteurs orientaux , arabes cl autres, Zoroastre vécut sous Gustaps, et ce Gtistàps, ou Gouschtasp, ne serait autre que le grand Darius, fils d’Hystaspe, et père de Kerxès , qui régnait en Tannée 501) av. J,-C.
ZOftOASTKli*
Ifco
Mais ce Zoroastre que les historiens de ces derniers temps font le contemporain de Darius et je Miltiade, les auteurs anciens le font vivre dans un temps bien plus reculé.
Hérodote ne désigne point particulièrement Zoroaslrc, mais il parle des mages, qu’il dit être plus attachés aux Mèdes qu’aux. Perses, leurs vainqueurs; il laisse voir qu’avant les Mèdes les protecteurs des mages étaient lesBactriens et les Ariens.
Plutarque prétend que Zoroastre vivait cinq mille nas avant la guerre de Troie. Nous voyons dans Diogène Laerce qu’Hermodore lui donne la même antiquité, et que Xanthus Lydien ne plaee l’époque de sa vie que six cents ans avant la descente de ïerxès en Grèce. D'après Aristote les mages seraient plus anciens que les prêtres égyptiens; d’après Cléartjue de Solos, ils auraient devaneé les brahmanes. Ils seraient les pères des Juifs. D autres auteurs disent que Zoroastre naquit à Bactre ; qu il fut roi de ce pays, et qu’il eut de fréquents démêlés avec Nieras et Sémiramis. D’autres écrivains font vivre Zoroastre cinq ou six mille ans avant Darius et Xersès. Justin, Moïse de Khoren, Arnobe, saint Aupstin, toute l’ancienne église chrétienne, prétendaient que Zoroastre avait été le contemporain de Ninus et de Sémiramis, et qu’ainsi il avait vécu plus de deux mille cent ans av. J.-C.
Ce n’a été que dans le xvni" siècle, sur les suppositions d’Anquetil-Duperron elles interprétations p on en a tirées, qu’on est parvenu à rajeunir considérablement Zoroastre. Zoroastre le contempo-
PERSES
rain de Darius ! cela se peut-il ? Non, Et nous ne concevons pas le jugement arbitraire de quelques modernes, qui, loin de s’appuyer sur les aneienset la vérité, n’a pour base qu’un fatal esprit de système*
Nous avons suivi jusqu’ici à regard des Persesia tradition arabe ; appuyons-nous maintenant sur les historiens grecs; car ils ne méritent pas le mépris que quelques Orientalistes modernes ontdéversé sur eux. On les accuse d’être crédules, d’aimer les fables, et cependant ils sont beaucoup moins surnaturels, beaucoup moins incroyables que la plupart des nouveautés que des Orientalistes nous ont apportées, et dont nous les remercions toutefois, car elles ont aussi leur importance.
Nous avons parlé de Sémïramis, nous avons parlé de l’Assyrie, dont la ville principale était B&bylone, Bien au-delà de cette ville, et au nord de flnde, était la Bacfriane; entre la Bactrîane et l’Assyrie, un peu au midi, était la Médie* La religion cleZoroastre, d’après les traditions anciennes, traditions que nous croyons vraies, eut d'abord son siège dans la Bactriane et dans TA rie : de ces pays, elle passa chez les Modes, qui devinrent ses protecteurs les plus efficaces* Les Mèdes sont, à ce qu’on croît, les proches parents des Ariens, et peut-être ieursdescendants directs, c’est Hérodote qui nous l’apprend,
ïl y avait un tout petit pays appelé la Pension le Persis; il était situé entre laMédie et l’Inde; ce pays subissait l’influence du brahmanisme* Les habitants de îa Perse ou du Persis devinrent prêpon-
ZnRO ASTRE.
vranls en Asie : ils adoptèrent la croyance de ceux pils avaient vaincus; et la religion de Zoroastre avilit ainsi la leur. Il sembla dès-tors qu’elle liait née parmi eux bien qu'il en fût autrement, koastre ne pouvait d’ailleurs être îe contemporain je Darius, père de Xerxès, et nous le ferons remarquer plus loin.
LM «éiteM et les Perse*, d'après les historiens grers.
Donnons maintenant, d’après les Grecs, le commencement de l’empire des Mèdes et de l’empire perse, et suivons surtout les développements de «et te d ern tèr e p uissan ce.
Les Mèdes, peupla valeureux, prirent, sous des diefs habiles, de la prépondérance. À diverses reprises ils luttèrent vaillamment contre les Assyriens* Plus tard, avec l’appui des Arabes, des habitants du l l ersis et des mccontenisde P Assyrie, ils parvinrent S’emparer de Babylone et de Ninive. Sardanapale, le roi de ces grandes villes, se voyant vaincu, se fit mourir dans les H amines d’un bûcher. C’était en HO av, J.-C.
L’empire de Sémiramis se releva cependant, mais divisé, et il forma le royaume d’Assyrie et celui de Babylone. Les Mèdes formèrent de leur côté un état indépendant et libre sous la protection d’Àrbaee. Les Baciriens s’étaient joints à eux (770 av. J.-C.j. Hérodote dit :
« Il y avait cinq cents ans (1) que les Assyriens fl) D'autres historiens parlent d'un intervalle infiniment plus
PERSES
étaient les maîtres de la haute Asie, lorsque ta Mèdes commencèrent les premiers à se révolter. En combattant pour îa liberté contre les Assyrien* les Modes s’aguerrirent et parvinrent à secouer le j joug, et à se rendre indépendants ; les autres jutions les imitèrent. »
Le vaste empire d’Assyrie étant rompu , ehaquÉ peuple se gouverna par ses propres lois. Mais voici, suivant Hérodote, comment ils retombèrent de non* veau, en Tannée 7i0 av. J.-C., sous la puissant d’un seul chef ;
« Il y avait chez les Mèdes un sage nommé Déjûk ces; il était fils de Phraorte, Ce Déjocès , épris de i la royauté, s’y prit ainsi pour y parvenir : les Mèdes 1 vivaient dispersés en des bourgades, Déjocès, m* sidéré depuis longtemps dans la sienne, y rendait k justice avec d'autant pins dezèleet d’application, que dans toute la Médie les lois étaient méprisées, et qu'il savait que ceux qui sont injustement opprimés détestent l'injustice. Les habitants de sa bourgade, témoins de ses mœurs, le choisirent pour juge. Déjocès, qui aspirait à la royauté, faisait paraître dans toutes ses actions de ia droiture et de la justice. Cette conduite lui attira de grands éloges de la part de ses concitoyens. Les habitants des autres bourgades, jusqu'alors opprimés par d'injustes sentences, apprenant que Déjocès jugeait seul confor- j mément aux règles de l'équité, accoururent avec plaisir à son tribunal, et ne voulurent plus être jugé par d’autres que par lui. »
La foule des clients augmentait toujours. Déjocès