CH I SOIS
notre fondateur ont eu et ont encore un grand éclat; mais nous , qui sommes venus après lui r en nous livrant à l’excès du vin, nous avons dégénéré de cette grande vertu*
« Tous les peuples de cette dynastie, grands et petits, sont livrés aux vices; ils sont voleurs, débauchés et scélérats. Les grands et les mandarin subalternes, a l'exemple Fun de l’autre, commettent tous les crimes. Les méchants ne sont pas punis, el cette impunité anime le peuple. Partout on ne voit que des haines, des querelles, des vengeances et des inimitiés. Notre dynastie Yn est donc sur le point de faire un triste naufrage.... Le temps de sa perte est venu, » (Le Chou-kîng*)
Ouei-tse ayant demandé aux grands et aux petits dignitaires leurs avis, chacun voit le mal et le déplore, et leur réponse fut celle-ci :
Le roi se plonge dans les excès du vin ; il maltraite tout le monde. Le peuple vole les animaux destinés aux cérémonies des esprits, et « il y a des <c juges qui les reçoivent et les mangent , et on oc a les punit point.
k On extorque l’argent des populations comme « si elles étaient des ennemis. De là naissent des quek relies, des haines et des vengeances; les nié- « chants sont unis et ne font qu’un; parmi le peu- « pie, plusieurs périssent de misère, et personne w n’en donne avis. » (Le Chou-kimj.)
Voilà le tableau de la situation tracé par un sage, par le frère du roi, et l'avis donne par les officiers de F empire ; le monarque n’en tint mil compte-