‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 3)Chapitre 11 sur 45 · EXPÉDITION B* ALEXANDRE · texte numérisé non relu

EXPÉDITION B* ALEXANDRE

prend le cours de ses travaux : rien ne lui résiste. Il s’attache les Àrimaspes, les Cédroslens; bat les Scythes; soumet l’Arachosie et les Pajropamisades, peuplades montagnardes de pays glacés. Il traverse la Médïe, fonde des villes, entre autres une seconde Alexandrie. Il avance toujours : la Bactriane, la Sogdiane, TÀric, d'autres pays, sont vaincus (328 av. J.-C,), 11 bat les Basistes, pénètre dans Tlnde; là, il détruit des nations enlîères; il s'attache aussi, par la frayeur qu'il inspire, d’immenses populations. Il combat Porus, qui lui oppose une vigoureuse résistance, Porus qui, monté sur ses éléphants, Fait un grand carnage de Macédoniens ; mais cet Indien est blessé, son armée fuit. Alexandre, vainqueur, fait un sacrifice au soleil. Bientôt il accepte Porus, ainsi que Taxile, pour alliés ou pour vassaux (327 av. 1-C.J. Il traverse lin dus avec son armée, marche contre les Àdresles, leur impose la soumission. Il passe dans le pays desCalhéens.

« Chez ce peuple, dit Diodore de Sicile, il est d’usage que les femmes se brûlent sur k bûcher de leurs mûris* Cet usage avait été établi chez ces bartares depuis qu'une femme avait empoisonné son mari.» Alexandre avance encore; il est dans les Étals soumis à Sôpîlhès; il le bat, le traite ensuite en ami. Dans ce pays, «on examine les enfants à leur naissance , dit Diodore; ceux qui ont les membres bien proportionnés et promettent de devenir forts, sont élevés; ceux, au contraire, dont le corps offre des vices de conformation, ne sont pas jugés dignes d’étre nourris , et on les fait périr* »

Alexandre et ses généraux font d'autres conquêtes; la plupart des rois du pays lui rendent hommage; il en reçoit de riches présents* Alexandre se dispose à passer le Gange; il veut aller combative les Gandaridçs et les Praïsiens* Mais ses soldais, fatigués de tant de luttes» épuisés par les misères (jolis avaient eues à supporter depuis huit ans, frappés de lu vigueur que les troupes de Parus avaien* déployée dans les derniers combats, craignant de trouver une mort certaine et sans but de l'autre coté du lleuve, refusent de le suivre* Alexandre in* siste; les soldats disent non, et ils 11 e vont pas plus loin. Le roi $e Macédoine fut donc forcé de s'arrêter, et de met Ire là un terme à son expédition* Au plus haut dosa gloire, il avait trouvé la désobéissance; la volonté du simple soldat avait triomphé de sa volonté, de la volonté du roi des rois* La retraite dut commencer (327 av* L-C*b

Les routes qu'Àlexandre avait suivies, il les parcourt de nouveau : il marche, passe des fleuves, perd du monde; maïs des renforts lui arrivent de la Grèce* Dans sa retraite, qui n'était pas celle d’un fugitif, mais celle d'un vainqueur, il fonde des villes, construit des Hottes. Embarqué sur le fleuve Âcésine, qui va mêler sas eaux à FHydaçpe, et ensuite a riudus, il descend jusqu'à l'Océan. L'une de divisions est avec lui; Le plus gros de Farinée, partagée en deux, suit à pied sur les rives du fleuve* nous le eommapderneid de Critère et d’Jïéphestion.

EXPÉDITION DALEXANDRE-

Sur son passage, H subjugue des villes, en fonde de nouvel les, livre des combats, sr expose k mille dangers; Ja mort semble l'avoir atteint; mais il se relève, et, au terme de cette navigation, qui avait duré sept mois, il touche à l'Océan. Le flux et reflux rétonnent; il ne connaissait point les effets de cette grande mer.

Alexandre quitte la flotte , qu'il laisse au soin de Néarque, et prend les routes de (erre : il continue, avec son armée, ses ravages, ses massacres : il fonde une ville, il en détruit cent (327 av, J.-GJL

Le conquérant traverse un immense désert, éprouve la disette, toutes les misères : Ja mort moissonne dans les rangs de son armée ; les trois quarts des braves qui l’ont suivi dans l'Inde ne sont plus. Cependant, il entre clans la Gêdrosie, contrée bien habitée, riche en subsistances; ses troupes peuvent prendre du repos; elles peuvent réparer leurs forces épuisées ; des rots, des gouverneurs de provinces, pourvoient Et tous leurs besoins.

Laissons parler Plutarque, et remarquons la singularité de son récit, bien qu’Amen le contredise, sans l'infirmer toutefois :

« Après avoir Fait rafraîchir quelque temps son ar* tuée, Alexandre se remit en marche et traversa en sept jours la Caramame, dans une espèce de bacchanale continuelle. Porté sur une estrade de forme carrée, qu'on avait placée sur un ehamot fort élevé et traîné par huit chevaux, U passait les nuits et les jours dam les festins avec ses courtisans et $&$ amis . Ce charnot était suivi d T un grand nombre d’autres,

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