‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 3)Chapitre 17 sur 45 · LES SUCCESSEURS D’ALEXANDRE · texte numérisé non relu

LES SUCCESSEURS D’ALEXANDRE

la flotte athénienne, composée de cent soixante-dix navires, avait été battue par la flotte macédonienne qui en comptait deu# cent quarante (322 avant J.-G ).

Les Athéniens et les Etoiiens n’étaient point secondés ; t'armée ne recevait aucun secours, aucunes recrues, aucun encouragement; la démocratie, malgré ses efforts, n’avait pu réveiller l’esprit patriotique de la Grèce, que les riches s'efforçaient de paraliser. En cette circonstance, Àntiphile et Ménon, les deux généraux des Grecs, crurent qu il fallait obtenir la paix, et se retirèrent avec ce qui leur restait encore de troupes.

Antipater avait dissous la ligue grecque. Il marcha contre Athènes. Les Athéniens, dans l'impossibilité de se défendre seuls contre des forces trop considérables, se soumirent en gémissant, Démosihène fut obligé de fuir sa patrie : il se réfugia dans 111* de Calaurie, où il devait bientôt périr (322 avant

Levai liqueur laissa aux A th en i en s leurs villes, leurs biens, toutes leurs richesses; mais il abolit le gouvernement démocratique, auquel il substitua l oligarchie, le gouvernement des riches, qui s accommode des situations les plus humiliantes, Phocion avait été fait gouverneur. Sous cet homme tant vanté Athènes est soumise à une garnison macédonienne et porte le joug de la servitude; les patriotes sont sacrifiés, spoliés. Toutes les villes durent reconnaître la toute puissance de ta Macédoine : la Grèce entière avait perdu son indépendance, sa liberté,

Eh 1 pourrions-nous ne pas aimer les braves qui, profitant il'un instant favorable, bravèrent la mort, les misères personnelles, pour redonner à la patrie l'éclat de ses beaux jours ? ils furent vaincus I Mais en eüt-ii été de même si les riches eussenL eu de la foi, du courage, de la générosité? si, comme tes pauvres, ils eussent aimé leur pays, s’ils F eussent servi de toute leur âme, de touLes leurs forces; â t en place de prêcher la modération, la prudence, cm plutôt la peur, la lâcheté, la soumission qui désho- ' noie, ils se lussent mis à la tête du peuple pour combattre résolument en faveur de la libellé? Assurément non. (Test donc aux riches, à l'aristocratie, que nous imputons F asservissement de la Grèce (âiA2 avant J.-C.J,

Que font les généraux d’Alexandre? Ptolémées met en possession de FJ Egypte et lève des troupes. Craignant Perdîccas, il fait alliance avec An ti pater.

Pehdiccas, qui siégeait à Bubyîonc, marche contre Ariathès, souverain de la Cappadoee, quinWaitjamais voulu faire sa soumission à Alexandre; il le bah le prend, le fait mettre en croix, ainsi que toute sa famille, et donne son royaume à Eumène De là, il se dirige contre d’autres satrapes, contre d’autres provinces, prend des villes, les détruit, passe au 111 de Fépée les habitants qu’il redoute le plus; les autres, il les vend à F enchère. Après ces succès, Perdiccas épouse deux femmes. Il vise à F autorité suprême. Antigone et Démétrius, le craignant, se sauvent de nuit de Babylone ; ils se rendent eu Macé* doine, auprès d'Antîpater,

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