SOCRATE
sonnage Su* répond ; «Eh hmn ! qu'imagina-t-il (Suer -le) pour vous avoir à manger ?» Le disciple reprend : « U étendît de La poussière sur le table^Uv courba une lame de fer, pu fit un compas.*,, et il sortit de la palesLre avec un roarcfrau coté, »
Tel fut, suivant Aristophane, le résulta! d’un semblant de démonstration géométrique.
Après avoir traîné, dans tout le cours de sa comédie, Socrate dans la boue, après avoir désillusionné Strepsiude sur la vertu du maître ei de ses disciples, Aristophane amène ainsi le dénouement de la pièce ;
fcSTftEP&iADK, — Funeste délire! quelle était ma folie, de rtjHer les dieu oc à la fy&SUà&ioii de Sourate! Mais, ü mon i her Mercure! ne le iiiêjs pas en colère contre mol ; ne m'aecabip pas, je le prie; pardonne à un h tmme que le bavardage des mphistps avait égare* Conseil le- mu i ; leur mi ôterai-je tm procès?. .* ou bien quel outre parti prPTvdm. * Otii, tu uibnspîres sagemenl : je n attendrai pat les lenteurs de h justice ; je cours meure le feu à la maison de c* s charl&ta.üs. Ici, ici , Xanihias; viens, apparie une échelle, prends une hacht% monta sur l’école, et si tu aimes ton maître, frappe le toit jusqu’à ce que la maison s‘ écrou le sur eux. Que Ton m'apporte une torche ardente ; j'espèisft bien me venger aujourd'hui de leur arrogance,
«i PnFMiTrn Disciple* — Hélas ! hélas !
flJsTaEFsuDE* — O torche! jette une flamme dévorante*
ti Premier Disciple* — Eh bien, que fais-tu là?
« Strep&iade. — i e que je f.iis? rien ; je subtilise avec te poutres de la maison.
« Deuxième Disciple.— Holà ! qui mette feu à notre logis? « Strepsuof.. —Celui dont vous avez pris te manteau. eï Deuxième Disciple- — Tu vas nous luer! tu vas nous tuer?
« Strepsiàbe* — C'est précisément ce que je veux, pourvu que la hache ne trompe pas mes espérances, et que je ne me rompe pas le cou*
«Socrate* — Holà! que fais-tu sur le toit?
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* Chërkpiion. — Infortuné! je vais périr daos iei flammes !
« Strepsiade. — Qui vous forçait (Voutrager les dim el do conu mpler îa lime-f Poursuis, détruis fXïiiithjK Jî m ont bien des tons à expier, mais surtout celui de toi! joués des dienæ. »
Voilà le dénoûment, voilà la conclusion île la oûmédie par laquelle Aristophane, l’ennemi du peupfe et du patriotisme, accuse Socrate de tous les eiîim Les lenteurs de la justice déplaisaient singulièrement à cet homme ; il lui paraissait plus expéditifs plus ingénieux de brûler tout de sut Le dans m école le maître et les élèves, Aristophane portail ainsi le premier coup à T existence de Socrate,
Socrate aimait le peuple, lui parlait librement à joutes choses ; il disait la vérité à tous ceux (pi étaient à portée de Pen tendre , et par là il avait aigri contre lui les politiques, les prêtres, les poètes, les artistes. Mous avons dit comment la parole lui fui interdite par les gouvernants. Tous ces honiaia; coalisèrent leurs rancunes» répandirent le venin è leurs calomnies, et leurs manœuvres ne réussireoi que trop : ils parvinrent à lui faire des ennemis dans les classes inférieures, et plus tard ils obtinrent a condamnation . Encore une fois, ce n'est pas le peuple qu'il faut accuser, ce senties riches, c'est Parti tocratie.
Mais, dira-t-on, le peuple l'a jugé. — Oui, le peu pie Ta jugé; mais voici ce qu'il faut remarquer:" y avait dans la ville dix tribus ; Pou tirait au sorl cinquante membres de chacune d'elles pour le* réunir et former le grand tribunal, qui comptai!*